Virée dans le sud

vue sur Kagoshima, depuis ShiroyamaAu sud du Japon, il y a l’île de Kyushu. Au sud de Kyushu, il y a la ville de Kagoshima. La population y est plus âgée, le rythme moins soutenu qu’à Tokyo. Le tramway au look rétro se balade dans les avenues, avec en arrière-plan l’imposant . Certains jours, de la fumée blanche sort du cratère, rappelant que c’est l’un des volcans les plus actifs de l’archipel. Des refuges quadrillent la ville, ne sait-on jamais.

Là-bas, être un touriste étranger, « denrée » rare, attire les regards. On ne m’avait jamais autant fixé des yeux. Sous les arcades du Tenmonkan, les restaurants proposant la fameuse viande de bœuf locale grouillent de clients. Tard le soir, les costumes-cravates qui ont fini le travail s’y retrouvent pour boire. Il y a aussi, dans la rue, un nombre assez impressionnant, pour une ville de cette taille, de rabatteurs de lieux de plaisir. Ces endroits, dont j’imagine le tenancier être un yakuza* avec des carpes tatouées sur le dos, semblent se trouver partout dans le pays.

La ville s’enorgueillit de son volcan. Celui-ci définit bien le caractère de l’enfant du pays, Saigo Takamori, connu comme étant le dernier samouraï. L’endroit où son lieutenant l’a décapité, selon la règle du seppuku – mort rituelle -, est l’un des endroits les plus visités de Kagoshima. Plus au sud, dans la ville fantôme d’Ibusuki, se faire enterrer dans le sable noir est l’attraction locale. À part ces « bains » particuliers, Ibusuki est rempli de bâtiments à l’abandon que cela en devient effrayant. Il est temps de rentrer à la maison.

*Un yakuza est un membre d’un groupe du crime organisé au Japon. Par extension, ce mot désigne n’importe quel voyou japonais