Une réception avec le président

Pour que la réception de l’ambassadeur soit une réussite, quelques tables recouvertes de douces nappes blanches sont dressées dans le jardin. Sous le chapiteau, des écrans sont disposés. Les serveurs en nœud papillon s’agitent dans les coulisses, et rapportent des plateaux d’apéritifs. Les coupes de champagne et les ballons de rouge sont distribués aux près de 300 convives qui se sont réunis en ce samedi 8 juin pour cet événement assez rare : la visite du chef d’État français à Tokyo. La dernière sortie officielle datait de 1996 – c’était avant la crise, avant Fukushima, une autre époque.

François Hollande, accompagné de quelques ministres, dont celui chargé du redressement productif, Arnaud Montebourg, est arrivé vers 17 h. C’était pour lui le dernier point d’une visite de trois jours au pays du soleil levant. Il a notamment été reçu par l’empereur. Il a aussi donné une conférence de presse conjointement avec le premier ministre, Shinzo Abe, durant laquelle il a été, entre autres, question d’accord de libre-échange, et de réforme du conseil de sécurité de l’ONU.

« Il faut renforcer les échanges, économiques ou culturels, entre nos deux pays », a déclaré le président de la République lors de son discours d’une quinzaine de minutes face à la communauté française de Tokyo. Son allocution a été suivie d’une Marseillaise. À peine le temps d’un court bain de foule que François Hollande quitte l’ambassade.