Typo a eu 15 ans le 27 septembre

15a_27s_1024-3C’est au Château de La Loyère (71) que Typo a fêté ses 15 ans. Une fête à 4 temps. Au premier temps, la cérémonie officielle avec la sortie du livre des 15 ans en présence de Sylvie Faucheux, Rectrice de l’académie, Nicole Eschmann, vice présidente de la Région, Frédérique Bouvier, rédacteur en chef adjoint du Journal de Saône-et-Loire, Philippe Baumel, député, Carole Helpiquet, chargée des régions au Clemi national, Anne Bonniaud, adjointe au maire de Chalon, Rachid Bensaci vice-président du Grand Chalon, Jean-Noël Despocd, maire de St Marcel, les typoïstes et de nombreux amis, que le manque de place nous empèche de citer… Au deuxième temps, le pot des 15 ans, au troisième temps, interviews vidéo des typoïstes et au dernier temps, repas festif…

Esteban, Président, faisant son discours
Esteban, Président, faisant son discours

Dominique Gaye, fondateur de Typo et coordonnateur au Clemi, a écrit un livre retraçant les 15 ans de Typo. Un travail d’un an pour réunir photos, nouvelles écrites par Carol Beaudoin, écrivain, ou par les anciens Typoïstes eux-mêmes, contributions, analyses, pages parues dans les Typo Extramuros, dans la PQD de Bourgogne (Journal de Saône-et-Loire, Bien public, Journal du Centre, Yonne Républicaine). Ce livre est accompagné d’un DVD, car « C’est ça Typo, c’est également de la vidéo ! » déclare Esteban Lopez. La fête a permis de faire un point sur les 15 ans d’aventure : 15 ans de magazines Extramuros (des reportages à l’étranger), d’émissions télé, de reportages vidéos, d’articles réguliers sur le site, des pages dans la PQD, de nombreuses agences partout en Bourgogne et à l’étranger… « Typo ce n’est pas une école de journalisme, c’est une école de vie, j’en suis sûr ! C’est l’occasion de faire de nouvelles rencontres aujourd’hui. Je fais partie de la dernière génération de Typo, je suis heureux de rencontrer les anciens ! » affirme Esteban Lopez, président de l’association. On compte plus de 4000 articles sur le site, autant de photos, 4500 visiteurs par mois…

Dominique Gaye ajoute : « Moi, mon rêve c’est une école de la vie. L’école c’est un endroit où l’on apprend à devenir citoyen ». Plus d’une quinzaine d’anciens Typoïstes étaient présents pour partager l’événement, restant touchés et marqués par leurs expériences. Certains sont devenus journalistes professionnels, d’autres sont ressortis transformer de l’aventure. Chacun exprime leurs ressentis.

Une journée pour faire le point sur 15 ans d’expériences enrichissantes

Antoine
Antoine
Arnaud
Arnaud

Antoine, 1er rédacteur en chef en 1998, aujourd’hui journaliste pour l’émission 7 à 8 sur TF1 déclare : « Je suis ému d’être ici, j’ai cité Typo de nombreuses fois dans ma vie personnelle et professionnelle, ça a toujours intéressé. Je trouvais ça incroyable qu’un groupe d’adultes laisse s’exprimer librement des lycéens. J’espère que ça va continuer, il faut laisser la liberté d’expression aux jeunes ». Éric, ancien Typoïste, était en emploi jeune pendant 5 ans. Il a été, ensuite, embauché par le JSL et est aujourd’hui, chef d’agence à Autun. Nicolas, ancien Typoïste, journaliste aujourd’hui a été marqué par les missions à l’étranger.

Quant à Arnaud, journaliste, qui encadrait les lycéens à Typo, il confie : « Mon implication n’était pas la même, je n’étais plus lycéen. J’avais du mal à être diplomate avec les lycéens. Le projet Typo est-il de former de vrais journalistes ou d’épanouir les lycéens ? Si l’article qu’ils me présentaient n’était pas bon, ce n’était peut-être pas l’essentiel, mais je tenais à ce que ça reste professionnel ».

Eddy
Eddy
Alexis
Alexis

Même ceux qui ne sont pas devenus journalistes professionnels gardent Typo dans leur cœur. C’est le cas d’Eddy, Typoïste depuis 1999, il déclare : « Je fais partie du groupe de ceux qui ne sont pas devenus journalistes. Il n’y avait pas de voyages à l’époque de ma venue, mais Typo, ce n’est pas que ça. Dominique nous a transmis sa confiance. Typo nous a appris à discuter ensemble, de partager lors des débats et réunions. On parle de 500 lycéens (ayant fréquenté Typo), mais en nombre de rencontres, il y en aurait combien ? 5000 ? ». Et d’Alexis, Typoïste en 2007 déclare : « La première réunion de Typo était un jour de pluie, j’ai longtemps hésité avant d’y aller… Je me suis décidé. Je suis rentrée en 2007 et j’ai toujours Typo dans ma tête. Je suis allé à la Réunion, à Mayotte, en Israël, au Cambodge. J’ai toujours continué à écrire pour Typo ».

Des anciens Typoïstes, devenus journalistes, ou simplement émus et transformés par l’aventure

Certains se sont découvert des passions cachées comme Monique, journaliste, venue encadrer un voyage confie : « J’avais accompagné Typo lors d’un voyage. Ça m’a donné l’envie de voyager ».

Marie- Emilie
Marie- Emilie
Elodie
Elodie

Quant aux 2 anciennes lycéennes présentes, devenues femmes aujourd’hui, elles sont épanouies dans leur travail de journalistes et remercient Typo de les avoir éclairées dans leurs voies professionnelles. Marie-Emilie, reporter d’image free-lance confie : « Typo m’a permis de conforter mes choix. Je suis allé une semaine au Mali et on était encadré par des journalistes de France 3. J’ai alors découvert le métier de reporter d’image ». Élodie, journaliste, déclare : « J’avais l’envie de journalisme qui s’est confirmé avec Typo. Typo m’a donné aussi la bougeotte. Je suis partie étudiée au Mexique, je reviens tout juste d’Australie où j’étais pigiste… Aujourd’hui je fais de la radio, télé… ».

Aujourd’hui, il est difficile de motiver les lycéens. Dominique explique : « Avec l’arrivée des Skyblogs en 2005, de Facebook en 2008, les jeunes ont accès facilement à des systèmes de communication. Ils n’ont plus besoin de nous, de l’école pour s’exprimer. Voilà une raison pour laquelle ils sont de moins en moins intéressés par le journalisme scolaire. Certes ils font de la communication, mais pas de l’information, mais cela semble leur suffire. C’est difficile, aussi, pour les collègues dans les lycées de faire écrire les élèves. C’est compliqué, et grave qu’il n’y ait plus ce recul par rapport à ce qu’ils émettent et qu’ils n’aient plus le sens de l’engagement. Ça m’inquiète ».

Jusqu’à 500 000 vus par article publié dans les 4 titres de la PQD

Carole Helpiquet, chargée des régions au Clemi national, confie : « Dominique, avec son côté franc-tireur, un peu provoque a, je pense, appris beaucoup de choses aux jeunes, beaucoup de professionnalisme. Ce qui m’a marquée, c’est ce sens communautaire d’engagement. Je salue la performance d’une telle durée, il faut les soutenir ! »

Philippe Baumel, député
Philippe Baumel, député

Typo, principalement subventionné par le conseil régional a été aidé, en 2004, par Philippe Baumel, actuel député de Saône-et-Loire, et à l’époque vice président du conseil régional. Il a cru au projet de l’association. Il salue la capacité de Dominique à tisser sa toile notamment avec le JSL et son travail qui a changé, orienté pas mal de vies.

Nicole Eschmann, vice-présidente de la région, affirme : « Philippe Baumel, vous a lancé à cette époque. Pour moi, c’est un vrai bonheur de voir les lycéens capables de faire et créer ensemble. Il y a beaucoup d’émotion dans ce que font les lycéens avec ce qu’on leur met à disposition. Vous avez dit que Typo n’est pas une école de journalisme et tant mieux, elles sont tellement formatées. Nous avons besoin de journalistes curieux, courageux, indépendants. Je crois que Typo est une pépinière ». Anne Bonniaud, adjointe au maire de Chalon, ajoute : « Je suis très fière de cette jeunesse et de leurs parcours ! »

Une journée marquée en émotion : rencontres, retrouvailles à l’honneur. Un moment de partager ensemble et de voir l’avancée de chacun suite à cette belle aventure. Tous ont remercié sincèrement le travail de Domnique, sans qui Typo n’aurait jamais existé.