Tokyo vaut bien un billet

Célébration d'un mariage au temple Meji-jingu, à TokyoCela fait deux semaines que le soleil règne sur la plaine du Kanto. Mais, cher lecteur déprimé par le « printemps pourri », ne vous inquiétez pas, ce bonheur est court : la saison des pluies arrive très bientôt. Cette parenthèse réjouissante a été l’occasion de redécouvrir Tokyo, la capitale, près de 40 millions d’habitants. Les rues scintillent des enseignes lumineuses des boutiques, qui dominent la foule noire de monde.

Tokyo ne dort jamais – et ce ne sont pas les caprices du temps qui l’arrêtent. À Shibuya, la statue du chien Hachiko est le point de rassemblement. Mais il y a tellement de personnes qu’il devient difficile de retrouver ses amis. Les fumeurs grillent une cigarette dans leur espace réservé – car il est interdit de fumer dans la rue, alors que c’est toléré à l’intérieur d’un bar. Prenons la ligne de train Yamanote, la plus connue de la capitale. Elle s’arrête d’abord à Harajuku. Le dimanche, des cosplayers – souvent des filles habillées selon les codes des mangas – se mêlent aux touristes en emplettes. Les boutiques de vêtements ont pignon sur rue, et les Japonais les plus branchés s’y ruent en quête de la dernière mode. Certains font même les magasins avec une valise, car c’est plus pratique pour transporter les achats – pas bête !

À côté de ce paradis du shopping, une grande forêt abrite l’un des temples les plus respectés du Japon, le Meiji-jingu. Les arbres coupent cet endroit dédié à l’âme de celui qui a initié la modernisation du pays au XIXsiècle : c’est très calme. À l’entrée, on peut voir une collection de sakés et de… vins de Bourgogne que l’empereur Meiji appréciait beaucoup. Ainsi le village de Jambles, d’où provient l’un des tonneaux, est connu jusqu’à Tokyo ! Bref, la capitale nippone n’a pas fini de nous surprendre. (À suivre)