Souffrances inutiles

Défense animale

La Ligue française contre la vivisection (LFV), branche française de l’organisation européenne Euroniche, combat l’utilisation d’animaux à des fins d’expériences dans les laboratoires.
Tous les laboratoires, ou presque, utilisent les tests sur les animaux pour vérifier l’efficacité et l’innocuité de leurs produits, mais aussi toutes les facultés de médecine et de pharmacie, ainsi que (ce qui est moins connu et étonnant), les universités de psychologie.
En Italie, une loi permet aux étudiants, aux médecins, aux chercheurs et aux infirmiers de refuser l’expérimentation animale. Pour pallier le manque dû au refus de ces expériences, il existe une méthode, dite « bio substitutive », de test de toxicité des produits. Ce procédé mis au point par des chercheurs français utilise, dans sa dernière étape, une culture de cellules humaines. Pour Mme Lescroel, représentante d’Euroniche dans le cadre de la Ligue contre la vivisection, cette méthode est donc beaucoup plus sûre pour les humains, car « aucune espèce ne peut servir de modèle à une autre ».
La responsable de la LFV cite en exemple l’amanite phalloïde, toxique pour l’homme mais pas pour les lapins. « Les produits testés sur les animaux peuvent donc ne pas être dangereux pour eux, mais pour nous », conclut Mme Lescroel. Selon elle, certains laboratoires empêchent la progression en France de la méthode bio substitutive: « La loi ne dit pas sur quelles espèces il faut faire des expérimentations et n’oblige pas les labos à rendre public le nombre d’animaux utilisés avant d’obtenir un résultat positif. Il en résulte que bon nombre de produits sont mis sur le marché en toute sécurité pour l’industriel, mais pas pour le consommateur », accuse la militante associative. « L’application de la méthode bio substitutive provoquerait une mise à l’écart d’un nombre trop grand de produits, ce qui entraînerait de lourdes pertes pour les industriels », poursuit-elle.
La LFV fait circuler une pétition pour que les étudiants, comme en Italie, aient la possibilité de ne pas utiliser les animaux pour leurs expériences.
Contact : Ligue française contre la vivisection, 84 rue Blanche, 75009 Paris.