Repères

De la Nouvelle-France au Québec moderne: chronologie du nationalisme québécois.Typo, multimédia lycéen francophone d’information.Remerciements.

De la Nouvelle-France au Québec moderne: chronologie du nationalisme québécois

V oici les faits marquants de l’histoire du nationalisme québécois, de la fondation de la Nouvelle-France aux élections d’avril 2003 remportées par les libéraux.
 
1608 : fondation de Québec, premier établissement français permanent en Amérique du nord.
1763 : les Anglais annexent la Nouvelle-France (Traité de Paris).
1791 : création du Bas et du Haut-Canada (futurs Québec et Ontario), colonies britanniques dotées d’assemblées sans grands pouvoirs.
1837 38 : insurrections manquées des « Patriotes », voulant créer une République française d’Amérique.
1840 : union du Bas et du Haut-Canada sous un seul parlement, l’anglais devenant la seule langue officielle, bien que les francophones représentent 60% de la population.
drapeau du québec 1867 : l’Acte de l’Amérique du nord britannique fonde la « Confédération du Canada », qui est en fait une fédération. Le Québec en devient l’une des quatre provinces et regroupe le tiers de sa population.
1918 : émeutes meurtrières à Québec. Des Canadiens français refusent la conscription dans l’armée britannique.
1948 : le Québec se dote d’un drapeau, bleu frappé de fleurs de lys blanches.
1960 : « Révolution tranquille ». Naissance du Québec moderne, qui s’émancipe de l’emprise de l’Église catholique.
1967 : le général de Gaulle lance à Montréal le slogan indépendantiste: « Vive le Québec libre ».
1968 : création du Parti québécois (PQ), voué à l’indépendance du Québec.
1970 : « Crise d’octobre ». Vague de terrorisme lancée par le Front de libération du Québec. Un diplomate britannique est enlevé, un ministre québécois assassiné. Le gouvernement fédéral de Pierre-Elliott Trudeau envoie l’armée au Québec. Centaines d’arrestations dans les milieux nationalistes.
1974 : le français devient la langue officielle unique du Québec.
1976 : arrivée au pouvoir à Québec du PQ de René Lévesque.
1980 : lors d’un référendum, les Québécois rejettent à 60% contre 40% l’idée d’une « souveraineté-association » avec le reste du Canada.
1982 : proclamation d’une nouvelle constitution canadienne, assortie d’une charte des droits, avec l’accord de toutes les provinces — sauf le Québec.
30 octobre 1995 : lors d’un nouveau référendum sur la «souveraineté» du Québec, le «non» l’emporte de justesse (50,6% pour le «non», 49,4% pour l’indépendance).
14 avril 2003 : après neuf années de pouvoir, les souverainistes du PQ perdent largement les élections provinciales. Le retour aux affaires d’un gouvernement libéral voit s’éloigner ? pour un temps ? la perspective d’un Québec indépendant.

Typo, multimédia lycéen francophone d’information

C e Typo Extra Muros Québec est le troisième numéro spécial de Typo après «Roumanie : les grands chantiers» (2001, 20 pages) et «Entre modernité et traditions, les paradoxes du Vietnam» (2002, 24 pages). Il s’inscrit dans une politique de rencontre journalistique de l’autre, au sein de la francophonie.

Typo, c’est une action de presse lycéenne de l’académie de Dijon, soutenue par son recteur Josiane Attuel. Depuis janvier 1999, cette expérience donne aux lycéens des quatre départements bourguignons un espace d’expression libre et responsable. Ainsi, ils conçoivent des articles, des séquences télévisuelles visibles sur le site typomag.net/  et une page mensuelle dans les quatre titres de la presse quotidienne départementale ? Le Journal de Saône-et-Loire (71), le Bien Public (21), le Journal du Centre (58), et l’Yonne Républicaine (89) – partenaire à part entière de cette initiative unique en France.

Ainsi, grâce à ce partenariat professionnel, les écrits journalistiques de ces jeunes sortent de l’anonymat du journal de lycée. Lus potentiellement par 500 000 personnes, jeunes ou moins jeunes, leurs mots, photos ou illustrations trouvent là un lectorat, un sens, un poids et une reconnaissance. De par cette large audience, l’acte d’écrire n’est plus anodin : les jeunes sont vite amenés à comprendre qu’ils doivent être responsables de leurs écrits. Les «typoïstes» sont aussi amenés à travailler en temps réel, en couvrant par exemple les quatre premiers salons de l’Éducation à Paris…

France Télécom, autre partenaire, apporte son savoir-faire technologique.

Cette expérience n’existerait pas sans le soutien actif du rectorat, et de son service d’éducation aux médias qu’est le Clemi (Centre de liaison de l’enseignement et des moyens d’information).

Typo a aussi bénéficié de l’aide financière de la DRAC, des villes de Chalon-sur-Saône, Dijon, Nevers, et de la Direction départementale de la Jeunesse et des Sports de la Nièvre, du Fonds francophone des Inforoutes, de la Fondation de Varenne, et pour cette mission de l’Office franco-québécois de la jeunesse (OFQJ), ainsi que du groupe France Territoire Magazine.

L’école, quant à elle, joue pleinement son rôle d’écoute, d’initiatrice, d’accompagnatrice. En les éduquant, par ce type d’action,  aux médias, elle participe activement à leur formation de citoyens.

Prochaine mission et prochain Typo Extra Muros en 2004 : le Maroc.


Remerciements

Ce magazine n’aurait pu voir le jour sans le concours de…

– La «régionale» Saguenay-Lac-Saint-Jean de l’association Québec-France : Jacques Sergerie, Fabiola et Denis Bouchard, Jacques et Lise Pelletier, J.E.Falardeau, et surtout son président Jean-Marie Perron, à qui Typo rend un chaleureux hommage pour sa présence, son organisation et son écoute.
– Le Cégep de Jonquière et sa division «Art et technologie des médias» (Danielle Dubé, Michel Laprise).
– Le groupe France Territoire Magazine, et en particulier Dominique Bruillot.
– La revue «Au Québec», et Jean-François Gayrard à Montréal.
– Claude Boivin, Michel et Jean Germain, ainsi que le chef Clifford Moar, pour leur accueil chaleureux à Mashteuiatsh.
– Denis Lebel, maire de Roberval.
– Sophie Tremblay, notre guide à Montréal.
– Richard Boisvert, directeur général de Québec-France.
– Bourgogne-Québec (Georges Pierre, Edith Bonnet)
– L’Office franco-québécois de la jeunesse (OFQJ – France).
– Didier Mény, enseignant, pour son cours introductif sur l’histoire de la Belle Province.
– L’association de photographes Shoot Libre.
– Le consul général de France à Québec, Jacques Audibert, ancien journaliste, qui nous a réservé un accueil chaleureux.
– Les députés souverainistes Stéphane Bédard (à Québec) et Jocelyne Girard-Bujold (à Ottawa), qui ont bien voulu se pencher sur le berceau de «Typo Québec».
– Ainsi que toutes celles et ceux qui se sont prêtés au jeu des questions-réponses.