Rasposo, de retour à Chalon !

P1270075 (Copier)À  la veille de la 27e édition du Festival Transnational des artistes de la rue, qui se tiendra du mercredi 24 juillet au dimanche 28 juillet, à Chalon sur Sâone, rencontre avec Marie Molliens, directrice artistique de la compagnie Rasposo, lors du montage du chapiteau. 4 représentations sont prévues à 20h30, à la sucrerie blanche, quai St Cosme du jeudi au dimanche, durant le festival.

 

 

 

P1270073 (Copier)Au cœur d’une arène reconstituée sous le chapiteau (espace intime et violent), la torture et la férocité humaine mise en scène par de belles acrobaties mélangées à l’expression des sentiments, seront dévoilées au grand jour … (spectacle déconseillé au – de 10 ans)

Pouvez nous parler de votre nouveau spectacle « Morsure » ?

C’est un spectacle sur la férocité des rapports humains, la noirceur intérieure. Il faut oser en parler. Nous sommes une compagnie de cirque et théâtre, la mise en scène se caractérise par un mélange de prouesses techniques et de cirque. Le geste circassien fait langage pour exprimer l’émotion, c’est notre outil d’expression.

Vous avez remplacé votre mère dans la direction artistique, quel effet cela vous fait ?

C’est un honneur, une pression, tout en même temps. Jusqu’à maintenant, j’assistais ma mère, maintenant j’ai un rôle central. Le spectacle part de mes envies, de mes P1270074 (Copier)propositions, pour un artiste c’est un aboutissement.

C’est votre premier travail d’écriture et de mise en scène seule, quelles ont été vos difficultés ?

Le plus dur n’a pas été l’écriture et la mise en scène, j’étais déjà habituée, mais plutôt la gestion de l’équipe humaine, j’ai découvert cela : comment la gérer, la construire…

L’équipe a-t-elle changé depuis le dernier spectacle « Le chant du Dindon » ?

Oui entièrement, je suis la seule de la famille Rasposo dans ce spectacle. On a engagé de nouveaux artistes. J’ai fait passer des castings à Montréal, en Autriche… afin de construire une équipe d’excellence. Les auditions étaient longues, j’ai mis 2 ans pour trouver une équipe.

Vous êtes donc la seule et unique personne de la famille Raposo, ce n’est pas trop triste pour vous ?

Non, cela fait 25 ans que je travaille en famille, c’est un tournant dans ma vie.

Quelles sont les nouveautés dans ce spectacle ?

Le côté noir, alors que les précédents étaient festifs, c’est pour cela qu’il est déconseillé aux moins de 10 ans, car il ne peut être compris que par les adultes. Je me suis inspirée de mon vécu, du cinéma italien des années 60, de certaines peintures… Je garde la proximité avec le public, c’est intéressant l’échange entre artistes et spectateurs, mais même cette relation a changé par rapport aux précédents spectacles, ça n’a rien à voir.

RasposoLa vie chez Rasposo… c’est comment ?

Intense ! Cette année était une année de création donc on a répété pendant 3 mois puis enchaîné sur la 1re tournée… Ce que nous aimons c’est la vie d’itinérance, cette ambiance bohème qui fait rêver, mais quelquefois ce n’est pas très drôle, nous rencontrons des problèmes pour s’installer,etc…On est partout chez nous et à la fois nulle part. Ce « nulle part » pèse quelquefois, car nous n’avons pas de vie sociale ancrée, mais on l’a choisi, on aime être sur les routes !

Et après Chalon dans la rue ?

Nous serons à Elbeuf, à côté de Rouen, les 8, 10, 11 et 12 octobre prochain. Puis à Auch, pour le festival Cirque en Marche, les 20, 22, 23, 24 et 25 octobre prochains…

Pour retrouver les dates de la tournée de la compagnie, le synopsis et les photos du spectacle… consulter : http://www.rasposo.net/