Portes ouvertes sur la France

Les 23 et le 24 octobre, le Centre Culturel Français de Timisoara lançait ses “Journées Portes Ouvertes sur la France” et sa Foire aux livres d’occasion. Entretien avec Éric Baude, son directeur.

Eric Baude, directeur du Centre Culturel français de TimisoaraÉric Baude : “Les portes ouvertes” est un nom symboliquement choisi, car les portes sont en fait toujours ouvertes au Centre Culturel Français et elles le sont pour tout le monde. Notre but a été de réunir nos partenaires que sont également le lycée Calderon et l’Université de l’Ouest de Timisoara. Nous partageons avec ces partenaires la même philosophie qui nous conduit dans nos démarches. D’ailleurs, nous avons voulu montrer au public de Timi ? oara l’éventail de l’offre qui tient à la francophonie, à la langue et à la culture françaises. En plus, c’est une forme de promotion d’une logique multiculturelle, plurilinguistique et une volonté de créer une collaboration durable basée sur le principe de la complémentarité entre plusieurs institutions. Nous essayons de faire le plus possible autour et au centre d’un centre culturel avec l’aide d’un ensemble de partenaires sur un territoire géographique qu’est le Banat, carrefour des cultures, votre région, à l’ouest de la Roumanie.

 

À un moment donné, vous avez mentionné le mot “philosophie”. Quel sens donnez-vous à ce mot dans le contexte de la francophonie ?

Notre philosophie est principalement celle de l’action. C’est-à-dire, être sur le terrain, au milieu des gens, être à leur écoute, c’est ce que nous trouvons important. À titre d’exemple : la discrimination des Tziganes qui même dans le Banat, terre de multiculturalité, continue à être présente. Certes, l’élite intellectuelle du Banat est tolérante, mais les gens ont cependant du mal à comprendre et à assimiler cette minorité. Donc, nous sommes à l’écoute et nous essayons de les aider à comprendre et à apprendre la tolérance.

 

Pour citer Albert Einstein : “Les atomes sont plus faciles à désintégrer que les préjugés.”

Un autre sens des “Journées Portes Ouvertes sur la France” a été de montrer combien la culture française est une culture ouverte, donc la promouvoir, car c’est une culture qui se distingue dans tous les domaines. La France propose une culture différente des autres, une culture où on a le choix : on n’impose à personne de fréquenter le Centre Culturel Français, mais il faut savoir qu’on propose des choses introuvables ailleurs. En plus, la culture française se distingue des autres par le respect pour des cultures étrangères, étant une culture de la tolérance, du dialogue d’égal à égal. Jacques Lacarrière, philosophe français, affirme “qu’on s’enrichit mutuellement dans une Europe métissée”. Donc, la francophonie se propose de multiplier les liens entre cultures, créer de la fraternité et réconcilier les actes avec la pensée !

 

Quelles étaient les activités proposées pendant ces deux journées de pure francophonie ? Êtes-vous satisfait par les résultats ?

Les activités ont été diverses afin que toute la pyramide des âges puisse trouver des raisons pour fréquenter Centre Culturel Français de Timisoara. Pour les enfants on a organisé des ateliers éducatifs, des spectacles et pour tous les âges : foire aux livres d’occasion, vente de livres par les librairies Carturesti et Cartea de Nisip, projection de film : Home signé Yann Arthus-Bertrand, présentations des projets, partenariats et journaux scolaires dans le cadre d’animations du Lycée J.L. Calderon. Une autre offre de la part du centre vise les études et l’embauche en France, offre richement représentée. Et puisque nous sommes réceptifs et ouverts, nous avons invité un apiculteur à exposer pendant ces deux journées – c’est pour avoir près de nous un orfèvre de la nature. Une autre idée que, personnellement, je trouve très sympathique c’est l’exposition des bijoux fantaisie faits main.

Pour ma part, je trouve que les gens ont répondu avec enthousiasme, nous n’avons pas reçu de remarques négatives, nous n’avons aucun regret ! Je considère que nos objectifs ont été atteints : être à l’écoute du monde, nous voir intermédiaires afin de mettre en contact l’un avec l’autre !

En guise de conclusion, je voudrais remercier tous ceux qui sont ouverts envers la francophonie et ceux qui sont des “porte-drapeaux” pour la francophonie !