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Nature contre culture

« On a appelé Dieu et on lui a demandé : c’est quoi ce bordel ? ». Une pointe d’humour dans un débris de feuilles, la générale des Sœurs Goudron annulée.

L'arbre abattu par le vent
L’arbre abattu par le vent

Il est près de 19 h 15 lorsqu’un arbre s’abat place Louis Armand Caillat. Un violent coup de vent suffit à annuler la représentation « Dames de France » des Sœurs Goudron.

L'arbre abattu par le ventL’arbre fendu en deux s’affaisse à côté de la scène des artistes. Mais plus de peur que de mal, aucun blessé n’est à déplorer hormis la disparition du seul arbre vecteur d’ombre. Ils sont contraints de ranger tout le décor installé. Heureusement, cela n’aura pas suffi à ternir la bonne humeur des artistes. Avec entrain, ils rebondissent sur la situation en discutant avec les passants interpellés par l’incident.

Distribution de flyers, paroles échangées, appareils photo dégainés. La compagnie se prend au jeu.

L'arbre abattu par le vent
L’arbre abattu par le vent

« Ce sont ces enjeux qui font la magie du spectacle de rue » rapporte une des Sœurs Goudron, présentes pour la seconde année au festival. Ce n’est pas la première fois qu’elles affrontent les aléas du direct. Même sous la pluie, « The show must go on ». Comme lors d’une représentation où les spectateurs leur suppliaient de s’abriter. Autre expérience insolite face à un spectateur victime d’une crise d’épilepsie. Les artistes par respect pour leur public ont vaincu leur inquiétude en terminant le spectacle. Maquillées, coiffées, apprêtées, les comédiennes repartent bredouilles, mais motivées pour la première du lendemain.

Confiantes, les Sœurs goudron comptent sur le bouche-à-oreille pour assurer les spectacles à venir. À en juger de leur sympathie, » les dames de France » promettent des représentations emplies de partage.

Coline Gauthier et Marylou Czaplicki