Miam Miam !

Chien, serpents, pigeons : l’image que nous avons de la cuisine asiatique n’est pas toujours très… appétissante. Mais manger au Vietnam est loin d’être un supplice, c’est plutôt l’occasion de découvrir des saveurs et des odeurs nouvelles et surprenantes.

Chien, serpents, pigeons : l’image que nous avons de la cuisine asiatique n’est pas toujours très… appétissante. Mais manger au Vietnam est loin d’être un supplice, c’est plutôt l’occasion de découvrir des saveurs et des odeurs nouvelles et surprenantes.

Pour commencer, un vrai repas vietnamien se prend en bord de rue, assis à une vingtaine de centimètres du sol, sur une chaise en plastique bleue ou rouge, au choix. Ces petits restaurants rapides ne manquent pas dans les rues de Hanoi et de Hué.

Là-bas, les plats incontournables sont bien sûr les nems (qui diffèrent d’une région à l’autre) trempés dans le nuoc mam (sauce foncée à base de poisson séché ), et le riz cantonnais, mais des plats inconnus s’offrent également à vos papilles.

Le banh bao, qui s’achète dans la rue comme un sandwich, est un mélange de viande cuite et d’épices ajouté à un quart d’œuf dur, le tout enroulé dans une pâte blanche à base de farine de blé, puis cuit à la vapeur (ce qui explique son aspect « mal cuit »). Les « banh » se présentent sous de multiples formes. A Hué, le « banh duong » (« la terre »), un mélange de viande et de haricots verts au riz gluant, enroulé et ficelé dans une feuille de bananier pour une meilleure conservation (voir photo), est servi avec du riz gluant, communément appelé « banh day » (qui signifie « le ciel »).

Cette méthode de conservation dans des feuilles de bananier est fréquemment utilisée, surtout par les mères de famille qui ont du pain sur la planche lorsque arrive la fête du Tet : pendant trois jours, des familles entières se déplacent de maison en maison pour discuter de l’année passée autour d’énormes buffets. Le « banh chi » ( riz gluant et oeuf entourés d’une feuille de bananier) ressemble un peu à notre riz au lait, et les enfants le mangent avec du sucre en poudre, alors que les adultes préfèrent y ajouter de la sauce de soja.

Les Vietnamiens consomment quotidiennement des soupes (« pho » à Hanoi et « bun » à Hué) qui sont souvent trop épicées pour nos palais occidentaux. Ils en prennent dès le petit déjeuner (à 5h !), puis le midi et le soir mélangées à du riz cuit à la vapeur, accompagnées d’autres plats (fruits de mers, riz frit, poulet sauce aigre douce…). Dans le bol de potage, on peut trouver des légumes, des pousses de bambou, des nouilles de riz, de la viande…

Une assiette de fruit tient souvent lieu de dessert : mangue, dragon (fruit à l’écorce rouge et à la chair blanche avec des points noirs), ananas, papaye.. sont servis dans une grande assiette avec de petites fourchettes. Pour « cinq heures », les Huéens s’offrent un petit « ché », liquide à base d’eau sucrée et de fruit, voire de haricots verts ou rouges, auquel on peut ajouter du lait de coco.

Ne vous étonnez pas si vous croisez du pain ou de la vache qui rit dans les vitrines des épiceries, c’est monnaie courante au Vietnam. Mais rassurez-vous, vous pourrez aussi expérimenter des recettes encore plus insolites, telles que le moineau frit, l’anguille sautée aux vermicelles, ou encore le « Trung lon », un œuf dur avec un caneton mort à l’intérieur…