Les p’tits bleus du festival

On les reconnaît à leur gilet bleu. Au départ du Tour Vert, à la porte de la Cité interdite, ou à la gare pour accueillir les artistes, les jeunes de Hué, « les volontaires », sont mis à contribution le temps du festival.

Ha, 20 ans, ne parle pas l’espagnol, mais pour l’occasion du festival, elle s’entraîne à prononcer « buenos días » : elle s’occupe de la délégation argentine. Etudiante en deuxième année à la faculté des sciences de Hué, elle officie pendant dix jours comme « étudiante-volontaire ». « Ce petit travail nous donne l’occasion de mieux connaître notre ville » argumente Trinh Binh, 20 ans également. Cette dernière travaille seulement les après-midi et n’a pas de poste fixe. Un jour à la gare, le lendemain elle aide les touristes francophones à se repérer dans les jardins impériaux. Ces jeunes, payés 20 000 dongs par jour, soit environ 1 euro, prennent à cœur leur boulot saisonnier. « C’est un honneur de présenter Hué aux étrangers » lance Hanh, guide sur le Tour Vert. « Et puis, ça nous permet, grâce à notre badge, de voir tous les spectacles de la programmation IN » ajoute Ha. S’ils sont « volontaires », ils font la démarche presque systématiquement. Tinh Nguyen Xanh, l’union étudiante, s’occupe du recrutement. « Si je n’avais pas travaillé en tant qu’interprète, j’aurais bien sûr été volontaire sur le festival » confie Duong, dans un français sans hésitation. Et Ha de conclure : « je suis volontaire avant tout par amour pour Hué ! »