Les bars de Sens face à la loi anti-tabac

Un mois après la mise en place de la loi anti-tabac Typo a voulu mener une mini enquête auprès de certains patrons et clients de bars sénonais.

Des seaux comme cendriers

Comme ailleurs, même les clients les plus hostiles à cette loi s’y soumettent. A l’entrée de la plupart des bars, on peut donc observer, malgré le froid, des petits groupes de fumeurs agglutinés parfois autour de seaux jaunes faisant office de cendriers. En y regardant de plus près, on constate que cette loi n’est pas si facilement entrée dans les mœurs. En effet, certains contestent encore le choix du gouvernement, comme cette cliente qui ne mâche pas ses mots : « On vend de l’alcool et on en consomme sur place, et on interdit la clope. C’est juste nul à ch…, c’est une atteinte à la liberté. »

 

Une nouvelle clientèle

Mais même les plus mécontents se cantonnent au règlement. Et lorsque c’est aux patrons que l’on s’adresse, le bilan est beaucoup plus positif. Contrairement à ce que l’on pouvait penser, les habitués ne sont pas partis et une nouvelle clientèle a même fait son apparition. Non-fumeurs, enfants et personnes âgées entrent en effet plus facilement dans les bars maintenant que les salles ne sont plus enfumées. Les clients apprécient cette nouvelle atmosphère et le personnel gagne du temps après la fermeture : « Un quart d’heure de ménage pour laver les cendriers, après une journée de boulot, c’est quand même ça de gagné ! »

 

Difficile de dresser un bilan

Le mois de Janvier n’est jamais fructueux, mais les patrons ne constatent pas une baisse inhabituelle de la clientèle, et semblent optimistes pour les mois à venir. L’un d’entre eux regrette pourtant que l’Etat n’ait pas pensé à mettre en place cette loi en été, pour que les clients s’habituent plus facilement à aller fumer leur cigarette à l’extérieur.

Difficile de dresser un bilan si peu de temps après l’adoption de cette loi. Mais la tendance est plutôt à l’optimisme et les derniers mécontents auront au moins un sujet de conversation lorsqu’ils iront  griller leur cigarette sur le trottoir.