L’envol de Nadar 5

balllonsonde-409_DxOCe vendredi 24 mai, de la cour du lycée Blum du Creusot, le ballon-sonde Nadar 5 prend son envol. La nacelle contient des capteurs dont les données seront transmises en temps réel. Ainsi les températures extérieures et intérieures, la pression atmosphérique, l’hygrométrie sont, tout au long du vol d’environ 2 heures,  mesurées. La nacelle, de belle couleur rouge, est équipée aussi d’appareil photo et de caméscope, dont les images seront récupérées à terre, donc en différé. Pour cette cinquième édition du projet Nadar, le taux de CO2 est analysé afin d’observer le taux de dioxyde de carbone en fonction de l’altitude. C’est à 30 km d’altitude dans les hautes couches stratosphériques, et à une température d’environ -60°, que le ballon, soumis à la raréfaction de l’air, éclate, libérant la nacelle qui retombe sur terre dans les environs de Tournus, grâce à un parachute intégré.

Ce projet est mené par des élèves de terminale et de première S.T.I. 2D  et de seconde enseignement d’exploration MPS (en mathématiques, en science physique, en S.V.T., et en technologie), en partenariat avec le C.N.E.S. (Centre National d’Études Spatiales) et est piloté par Frédéric Hélias, professeur de physique au lycée Blum.

Avant le lancement du ballon-sonde, dans la cour du lycée et en présence de nombreux lycéens, les élèves du projet s’affairent aux dernières vérifications et installations. Le lancement et les expériences prévues sont validés par Delphine Pertuisot, aérotechnicienne au C.N.E.S, mais aussi préparatrice de laboratoire de physique au lycée. C’est elle qui assure le gonflage à l’Hélium du ballon, opération qui prend environ 30 minutes. Elle est secondée par des lycéens et des collégiens du collège de La Croix menée du Creusot qui ont travaillé aussi sur le ballon-sonde. Les élèves de l’école de La Charmille ont déposé dans la nacelle un thermomètre numérique pour suivre l’évolution de la température en fonction de l’altitude.

5,4,3,2,1… Lâcher… le ballon prend de l’altitude dans l’effervescence et l’émotion de tous les acteurs et spectateurs.

Il se dirige bien vers Tournus… la nacelle, hélas, ne connaîtra pas la terre ferme, bloquée dans un chêne à 20 mètres de hauteur. On attend de la récupérer, elle, les instruments et les images…

Reportage vidéo