Le Têt vu par une Huéenne…

Thuy est étudiante en français à l’Ecole normale supérieure de Hué. Du haut de ses 20 ans, elle nous raconte comment chaque année, sa famille s’anime à l’occasion de la fête du Têt.

Thuy est étudiante en français à l’Ecole normale supérieure de Hué. Du haut de ses 20 ans, elle nous raconte comment chaque année, sa famille s’anime à l’occasion de la fête du Têt.

Je suis « palpitante » lorsque le Têt arrive, une sensation inexplicable, un mélange de joie et d’espoir. C’est une bonne occasion où je peux laisser tomber toutes mes tristesses, mes échecs de l’année précédente pour entrer  joyeusement et courageusement dans la nouvelle année.

Le premier jour de l’année est pour moi très important parce que c’est le commencement de tout. Ce premier jour va décider de mon sort pendant toute l’année, je pense. Je m’habille bien, de bonne heure, je brûle des baguettes d’encens pour le bouddha et mes ancêtres, en les priant d’exaucer mes souhaits.
Je sors avec mes parents pour aller à la pagode ou pour visiter mes proches et tout le monde garde toujours son sourire, sa bonne humeur apparente, même s’il ne se sent pas bien .
Pour un adulte, le Têt est toujours vécu de manière moins forte que pour un enfant. En effet, le Têt, c’est la meilleure occasion pour les enfants de manger autant de bonbons, de confitures qu’ils veulent sans avoir peur de leurs parents, de porter de nouveaux vêtements, de recevoir de généreuses étrennes de la part des adultes… !

Mon enfance s’est bien passée, avec de merveilleux souvenirs du Têt. A présent que je suis adulte, que je dois faire face aux soucis de la vie quotidienne, le Têt, c’est plutôt pour moi une occasion de me reposer, une source de force pour continuer, pour affronter les nouvelles difficultés. Bon courage ! me dis-je à moi-même.