Le grand plongeon

Découverte du métier de plongeur de bord, avec Benjamin Dehaffreingue.

 

Au coeur du Thétis, avec B. Dehaffreingue.
Au coeur du Thétis, avec B. Dehaffreingue.

Entre deux plongées en mer, Benjamin Dehaffreingue reprend du service comme… maître d’hôtel. C’est que plongeur de bord n’est pas un métier à plein-temps. Pour autant il s’agit d’une fonction primordiale, qui ne doit pas être confondue avec l’activité des plongeurs démineurs – qui recherchent et neutralisent les engins explosifs détectés en mer dans le cadre de la Guerre des mines. Les plongeurs de bord ont un tout autre rôle, bien qu’ils soient parfois amenés à faire des recherches de mines sur le fond. Leur mission : entretenir les parties du bâtiment situées sous la ligne de flottaison, pour protéger le bateau des menaces d’explosifs. « Régulièrement, nous devons inspecter la coque du navire », explique Benjamin Dehaffreingue, l’un des trois plongeurs de bord du Thétis (la norme se situant à deux par bâtiment). « Mais nous pouvons aussi intervenir pour dégager les hélices du bateau d’un filet ou d’un cordage ou pour récupérer un éventuel homme à la mer » poursuit-il.

Quand bien même les trois quarts de leurs interventions servent d’entraînement, ces hommes multi-fonctions ne doivent jamais perdre la main. Et pour cause, un minimum de 24 plongées, pouvant s’étaler de 10 minutes à une heure, leur est imposé chaque semestre (48 au maximum). « Il faut s’exercer suffisamment pour rester opérationnel », soutient Benjamin Dehaffreingue, qui peut descendre jusqu’à 35 mètres. Son rêve est de devenir sous-marinier. Les profondeurs seront cette fois abyssales.