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L’art de tisser

CULTURE

De nombreuses femmes tissent des pagnes pour vendre sur les marchés. Un art incontournable de l’Afrique. Une école de tissage nous a ouvert ses portes à Diapaga.

Il n’est pas obligatoire de passer par une formation, la plupart des femmes ont appris par elles-mêmes, car l’école est payante donc pas accessible à toutes. « Cette formation de deux ans permet aux jeunes femmes de recevoir un diplôme et d’étendre leurs champs de connaissances et compétences. Au-delà du tissage, elles apprennent l’art de teindre et de dessiner » explique Noeli, professeur de couture.

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Les fils de coton (en provenance de Diapaga, fabriqués à Ouagadougou) sont d’abord teintés sur place : on les plonge dans des bacs d’eau, on y ajoute de la poudre colorée (faite de matière chimique). Il faut environ 1 h pour que la couleur prenne, puis les femmes les font sécher pendant quelques heures au soleil. Ensuite place au tissage ! Il faut trois jours pour réaliser un lot d’un grand et petit pagne, voire un jour et demi en étant très rapide ! Chaque ethnie dispose de motifs de pagnes bien précis. Chez les Gourmantchés, ce sont des rayures verticales de couleurs.

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Les pagnes seront vendus sur le marché. Après la formation, les femmes pourront mettre en œuvre leurs savoirs à domicile. Pour certaines, le succès est tel qu’elles n’ont plus besoin d’aller faire les marchés. Les acheteurs passent directement chez elles récupérer leurs commandes.