« La Vie des Métiers » est morte, vive « Objectif Métiers » !

De mardi dernier à dimanche, le salon « Objectif Métiers » a mis en lumière un vaste échantillon de formations disponibles dès la sortie du collège. Une occasion unique pour les exposants de se faire connaître… et pour les collégiens d’éclaircir leur avenir. Cette année encore, les couloirs du Colisée et du Parc des Expositions n’ont pas désempli.

Depuis plus de 20 ans, « Objectif Métiers » fait parler de lui à cette période de l’année. Si, si, souvenez-vous ! C’est l’ancienne « Vie des Métiers »… « On a changé le nom, car, de nos jours, la formation est indispensable pour pouvoir accéder à un emploi. Du coup, c’est comme un but que l’on se donne, un objectif », explique Nathalie Leblanc, adjointe au maire chargée de l’emploi, de la formation et de l’insertion.« Mais le fond reste le même ! » Six jours durant, des salons réchauffés du Colisée aux couloirs du Parc des Expositions, les collégiens des quatre coins de la Saône-et-Loire – on estime leur nombre à 5 000 – ont donc pu penser à leur avenir post-brevet grâce aux diverses formations présentées.

 

Cette année, le thème a été la gastronomie, « cela a un lien très fort avec la région, mais aussi, car une multitude de métiers différents résident dans ce domaine », poursuit-elle. Ainsi, les emplois de boulanger, charcutier ou de l’hôtellerie ont bénéficié d’une exposition maximale, en plein centre du hall. De plus, l’odeur alléchante des toasts au saumon et des croissants qui cuisent a dû en attirer plus d’un… « Pour nous, c’est une belle occasion de mettre en valeur la boulangerie pour pouvoir perpétuer la tradition », indique Jean-Pierre Ciccala, boulanger à Baudrières et 10ème salon au compteur, avant de sourire : « Beaucoup de gens viennent nous voir. Leurs questions se portent sur notre salaire, les horaires et la dureté du métier…»

Plus d’enseignement supérieur ?

Mais avant d’aller voir les professions de la table, les collégiens doivent passer devant les stands de l’industrie, des lycées techniques et des armées venues, comme d’habitude, en nombre. « Je suis venu ici pour obtenir des informations sur mon futur engagement dans l’armée de terre », dit Théo, apprenti mécanicien, et bien décidé dans son choix professionnel. À côté de lui, le major Denis Portal : « Il n’est pas un cas unique. L’exposition ici est très utile pour présenter les emplois de l’armée. »

 

Et pour attirer les visiteurs, les stands ne manquent pas d’imagination : musique rock pour la plasturgie, simulation d’accident pour la sécurité routière, ballons gonflés à l’hélium, robots… Tout était bon pour captiver l’attention. Sauf que, pour certains, les stands ne correspondaient pas à leurs désirs d’orientation. « Trop technologique » « Pas assez général et l’après-bac », pouvait-on ainsi entendre dans les travées. « Ces critiques sont justifiées, mais il faut d’abord savoir que le salon est destiné aux élèves de 3ème. C’est pour cela que l’on privilégie les lycées aux établissements d’enseignement supérieur. Et les lycées d’enseignement général de Chalon sont représentés », rétorque Nathalie Leblanc qui concède malgré tout : « Le salon va devoir s’orienter davantage vers l’enseignement supérieur, ne serait-ce que pour mettre en lumière les installations de Chalon. »Affaire à suivre.

 

Au final, les couloirs n’ont jamais désempli et les chiffres de la fréquentation sont en augmentation. « Une vraie satisfaction », conclut Nathalie Leblanc, « Il n’y a aucune raison de s’arrêter ! »

Interview vidéo de Nathalie Leblanc sur notre site