La chaleur marocaine

Le soleil et le folklore, voilà ce à quoi on s’attend en débarquant à Marrakech. Une bien pâle idée du Maroc, que deux semaines sur place suffisent à effacer.

En avril dernier, c’était la seconde fois que je mettais les pieds au Maroc. J’en gardais un souvenir terni par tous les clichés que j’avais pu découvrir, cloîtrée dans un hôtel, entourée de touristes avachis sur leurs chaises longues et prenant le thé pour l’ensemble de la culture marocaine. J’espérais que cette aventure serait différente et je n’ai pas été déçue.

Dans la peau d’une journaliste en herbe, j’ai découvert un autre Maroc, plus proche de la vérité. Il serait bien prétentieux de dire que j’ai pu le cerner complètement. Mais au moins, mes yeux ont pu s’ouvrir sur le peuple marocain, sur la société marocaine, sur ses problèmes et sur ses avancées, en un mot sur des questions bien plus enrichissantes que la simple vue des plages d’Agadir.

Bien sûr, il nous resterait encore énormément de choses à découvrir, à comprendre, à vivre, mais en deux semaines cette expérience nous a tout de même permis de nous forger une opinion sur ce pays que nous pensions connaître par sa proximité avec la France et qui nous est finalement apparu tellement surprenant.

S’il me fallait garder un seul souvenir, un seul regard, je le chercherais bien loin des problèmes politiques ou sociaux et des complexités religieuses. Lorsqu’à présent on me parle du Maroc, je pense tout de suite à la gentillesse, l’accueil, la simplicité des Marocains. Une chaleur qu’on peut découvrir aussi bien à Marrakech qu’au fin fond de l’Atlas. En quelques minutes, on vous invite à prendre le thé, on répond à vos questions avec le plaisir de parler de son pays, de sa culture.

S’intéresser au peuple marocain c’est à la fois apprendre, et partager une histoire. Un partage qui efface tous les préjugés, toutes les idées préconçues qu’on peut avoir en montant dans l’avion. Nous sommes « cousins » après tout. Et lorsqu’on admire les valeurs familiales présentes au Maroc, on devine à quel point cet accueil est sincère. Si les Français se plaisent souvent à critiquer certains mauvais côtés du Maroc, ils n’ont aucune leçon à donner en termes de simplicité et de chaleur humaine.

Le Maroc est une mosaïque d’idées, de cultures, d’histoires. Je n’oublie pas tout cela. Mais la gentillesse du peuple marocain restera ce qui m’a le plus marquée, le plus touchée.