La caravane du livre

La caravane du livre est née du constat de Jamila Hassoune, libraire à Marrakech : « Avec la mondialisation et la masse d’informations toujours plus importante que les individus doivent traiter, il est vital de développer le sens critique de la population afin d’éviter toute forme de manipulation. » Convaincue que « tout développement commence par la lecture », l’amoureuse des livres a mis en marche une bibliothèque itinérante : « Mon objectif, grâce à la lecture, est de développer la capacité analytique chez les lycéens. Savoir mieux filtrer la masse d’information leur permettra de mieux réussir. »

Jamila Hassoune, la quarantaine et les cheveux courts, est libraire marocaine. Aînée de six enfants, elle est la fille d’un instituteur de Marrakech. Dynamique, elle cumule les activités, toutes liées à sa passion, la lecture : « Je suis convaincue que la lecture est à la base de tout développement, aussi bien de la personnalité que de toute la société. ».Elle est déjà venu en Bourgogne
Jamila Hassoune, la quarantaine et les cheveux courts, est libraire marocaine. Aînée de six enfants, elle est la fille d’un instituteur de Marrakech. Dynamique, elle cumule les activités, toutes liées à sa passion, la lecture : « Je suis convaincue que la lecture est à la base de tout développement, aussi bien de la personnalité que de toute la société. ».Elle est déjà venu en Bourgogne.

Tout débute en 1994, lorsque, tout juste devenue libraire, Jamila se rend dans les villages avec des piles de livres. En 1999, elle va plus loin et conduit une enquête dans six villages : « J’ai interrogé 1 000 jeunes ruraux sur ce qu’ils souhaiteraient lire. Je me suis rendu compte de leur intérêt pour les livres et aussi du fait qu’ils désiraient rencontrer les auteurs. » C’est cette année-là, avec la naissance de la caravane civique, que pour la première fois elle fait venir un intellectuel sur le terrain. Des concours sont organisés avec la distribution de livres en français et en arabe pour les prix.

En 2006, la caravane du livre prend réellement forme, touchant chaque année deux ou trois villages et plusieurs centaines d’élèves. Cet espace culturel mobile facilite le contact entre les auteurs, les artistes, les journalistes et les jeunes gens. « J’utilise comme outils les livres, mais aussi les films, le théâtre et les nouvelles technologies », raconte Jamila Hassoune qui a organisé des projections de films dans le désert pour un total de 10 000 personnes. En 2007, la caravane s’est arrêtée du côté d’Amizmiz dans le Haut Atlas. En avril 2008, ce fut Skoura dans le sud. « Au mois de mai, j’ai recensé les besoins et rencontré les associations féminines. La caravane mobilise de 10 à 15 personnes de l’international et un peu près le même nombre au Maroc. »

Quatorze ans après ses débuts, Jamila Hassoune se réjouit que l’objectif – créer une dynamique pour essayer de réfléchir à travers les livres – soit atteint : « Les jeunes prennent le micro et débattent. Ils posent des questions, sur le sida par exemple. La caravane est devenue un véritable espace d’expression. »

Lire aussi l’article sur Jamila Hassoun