OLYMPUS DIGITAL CAMERA

La boxe française se féminise !

Coup de pied fouettés retournés, revers, chassés…sur le ring… au club Wallaby 71, 28 rue du rempart à Chalon-sur-Saône, nombreux hommes mènent le combat…c’est avec surprise, que l’on aperçoit plusieurs femmes, se défendant avec efficacité ! 15 clubs existent en Bourgogne… Zoom sur Wallaby 71 !

Ce club crée en 1992, a été le premier à organiser un stage de boxe au à mettre (3) (Copier)féminin en Bourgogne, il y a une dizaine d’années ! Une journée consacrée aux femmes, qui a eu un succès fou ! Depuis, 25 à 30 % des élèves sont des femmes ! À ce jour, elles sont 20 sur 70 adhérents.

 

à mettre (Copier)Au club, deux prestations existent : la cardio-boxe, où les élèves se préparent physiquement à la boxe française, sans avoir de contact avec l’adversaire. Ils apprennent à maîtriser les 7 coups et déplacements importants dans ce sport. Idéal pour retrouver la forme physique et s’initier ! Trois quarts de ces personnes migrent dans la seconde activité : la boxe Française-savate. Celle-ci se divise en deux catégories : la boxe de loisirs (entraînée par Patrick Charles, ouverte à tous, de 12 à 77 ans !) et la boxe de compétition (entraînée par Jean-François Fioux) en différenciant l’assaut (on touche l’adversaire seulement, cherchant à marquer des points) des combats (où la frappe est permise, le but est de mettre KO l’adversaire). Il faut avoir 18 ans pour commencer les combats ! Pour cela, il faut grimper des grades : avoir le gant rouge (3e grade) pour l’assaut et le jaune (5e grade) pour les combats ! Les championnats ont lieu un week-end sur deux, dans la France entière.

Une boxe, non instinctive, mais codifiée ! La plus technique des boxes !

La Boxe Française-Savate tient à cœur Yannick Mahé, président du OLYMPUS DIGITAL CAMERAClub, pratiquant depuis 3 ans en boxe de loisirs, il explique : « C’est le seul sport traditionnel (parmi les sports représentés aux Jeux olympiques) codifié en France depuis le 19e siècle. Elle se différencie des autres boxes par sa rigueur et sa discipline. De plus, en boxe française, on porte des chaussures, 7 termes de coup sont à connaître, mais facile à retenir, car tous français ! La tenue colorée des années 80 n’existe plus, on demande seulement de porter un débardeur près du corps et un jogging ».

Jean François Fioux, entraineur des compétiteurs depuis plus de 30 ans, ajoute : « C’est une boxe codifiée, ce qui en fait son efficacité ! On parle de 4E pour cette boxe : Éthique (volonté de préserver l’intégrité de la personne, personne ne finit en mauvaise état en fin de carrière, aucun mort n’existe dans la boxe française depuis sa création), Esthétique (par ses mouvements), Éducative (il faut apprendre les règles) et Efficace (par sa rigueur) ».

L’entraîneur confie : « J’ai commencé par la boxe anglaise, américaine, full contact… quand j’ai découvert la boxe française, j’ai tout abandonné pour elle ! La rigueur me plaît. Combattre en faisant n’importe quoi ne m’intéresse pas ».

Ils mènent par leur puissance, elles mènent par leur souplesse !

à mettre (2) (Copier)« Contrairement aux hommes, les réflexes d’auto défense sont différents chez les femmes, moins évidents pour elles, elles ont tendance à se replier sur elles-mêmes. On travaille sur ces automatismes ! Pour démystifier leurs craintes, elles y arrivent avec succès, on les voit se transformer en peu de temps ! » explique Yannick Mahé.

Jean François Fioux ajoute : « Les femmes sont remarquables dans cette discipline, certaines s’intéressent au côté gymnastique, d’autres au combat et à la prise de risque… Un homme débutant peut avoir peur de certaines femmes ! Une femme, c’est certain, à la même capacité à boxer qu’un homme. Elles ont peut-être moins de puissance, mais possèdent la souplesse et l’esthétisme des gestes. Elles donnent un aspect chorégraphique, agréable à regarder ».

En plus d’être performant, doté d’un ring (chose rare), le club souhaiterait développer son pôle compétition et crée une section enfants…  Dans tous les cas, l’ambiance conviviale, amicale règne au sein du club et perdura ! Une valeur essentielle pour Yannick Mahé, il confie : “Il faut un temps de pratique sérieux, mais également un temps pour se libérer la tête !”.

Un exemple de réussite au féminin 

Elsa Fantino, 37 ans, inscrite depuis 3 ans au club, a remporté cette année, le gant jaune, en Lorraine, le plus haut grade de couleur. Elle devient la première femme à obtenir ce niveau dans le club.  Ce garde lui permettre de préparer, éventuellement, un diplôme d’enseignante et de boxer, en combat !

Les filles témoignent :

Marie, 16 ans, au club depuis 2 ans, en boxe compétiteur, confie : “J’ai

Brigitte, Leïla, Marie et Aurélia, membres du club
Brigitte, Leïla, Marie et Aurélia, membres du club

toujours aimé les sports de garçons, j’ai fait beaucoup de judo, et il y a deux ans, j’ai osé m’inscrire à la boxe ! Je suis venue pour me défouler ! Il y a des règles, mais au final, on est très libre ! Les garçons sont des adversaires difficiles, car puissants, mais on les esquive avec notre souplesse !”.

 

Aurélia, 33 ans, au club depuis 2 ans, en attente du gant jaune pour pouvoir combattre, ajoute : “J’adore le côté physique et complet de l’activité !  Je viens me dépenser et dégager mon agressivité ! J’avais envie de sortir des salles de sports féminines (et ces concurrences corporelles) et avoir une ambiance masculine. On fait du sport et on à un entretien physique avec le côté ludique de la boxe, c’est génial ! Ce qui m’a plus aussi, c’est la disponibilité du club, on peut venir tous les jours ! ».

Leïla, 45, au club depuis 2 ans également, avoue : “C’est la seule chose que je voulais faire depuis toute petite, mais mon papa ne voulait pas, il avait peur que l’on m’abime ! Maintenant, je suis grande, alors je viens ! La boxe française c’est pour moi un défoulement, une maîtrise de soi, un équilibre… ça joue sur tout, et surtout sur le moral ! Ici, il y a une bonne équipe, on s’entend avec tout le monde et on accepte tout le monde (loin des chichis des salles de sports féminines). Il n’y a pas de différences avec les garçons ! ».

Loriane, 12 ans et Alice, 14 ans, viennent avant tout pour se défouler. Elles n’ont pas peur des garçons, mais plutôt d’affronter des adultes en général !

Les garçons et hommes, quant à eux, y vont pour se défouler et combattre, et sont loin de crier victoire devant les filles ! Ils ne font, confient-ils, aucune différence !

Pour retrouver les horaires de cours, tarifs, et autres renseignements, consulter le site : http://club.quomodo.com/wallaby71/accueil.html