« L’Intégration européenne représente l’entrée dans un nouveau monde qui n’est pas parfait »

« L’Intégration européenne représente l’entrée dans un nouveau monde qui n’est pas parfait » a affirmé le professeur Michel Labori lors de la conférence soutenue à l’Université de l’Ouest de Timisoara – Roumanie

Les étudiants, les jeunes doctorants de l’Université de l’Ouest de Timisoara ont eu l’occasion de participer le 21 mai 2005 à une conférence soutenue par le professeur Michel Labori sur le thème et la problématique de l’intégration européenne.
La conférence et les discussions qui ont suivi ont éclairci quelques aspects de l’intégration : les processus d’intégration lui-même, les conséquences intérieures et extérieures de cette intégration, les problèmes de la ratification de la Constitution Européenne.
 Après avoir brièvement présenté l’histoire de la Constitution de l’Europe des six, des douze et des vingt-cinq, le professeur Labori présente le fossé qui existe entre le politique et l’économique surtout le fait que l’Europe actuelle des vingt-cinq fonctionne avec des institutions héritées de l’Europe de six. L’arrivée de dix pays le 1er mai 2004 a représenté un moment important en ce qui concerne la population : 75 millions de nouveaux venus dans l’Europe actuelle. Les pays ont en même temps des niveaux de vie différents dus à leur histoire, ce qui change complètement l’ouverture de l’Europe vers d’autres territoires. Les défis à relever à cette occasion tiennent à la structure sociale de ces pays, à la structure économique en développement, aux problèmes sociaux très graves sans oublier que leur richesse commune équivaut à celle des Pays Bas !
 Le professeur Labori continue avec la présentation de la stratégie de pré-adhésion, des aides des candidats – financières, thématiques – par l’intermédiaire des programmes PHARE, ISPA ou SAPARD, avec le soutien de la Banque Européenne d’Investissements.
Le problème de la mise en place de ces programmes est de trouver des personnes capables de le faire sans oublier que la Roumanie a montré une faiblesse dans ce domaine : le manque de projets a attiré le retour de l’argent -qui n’a pas été dépensé -à Bruxelles. Le point principal pour la Pologne et pour la Roumanie serait une politique agricole commune.
 La « photo »  de l’Europe actuel présente trois catégories de pays : les douze pays riches, les sept pays moins riches et les pays pauvres auxquels s’ajoutent la Roumanie et la Bulgarie. Le professeur Labori est optimiste vu que, il y a vingt ans la Grèce ou le Portugal faisait partie des pays pauvres, ayant connu un essor extraordinaire ensuite.
L’attention des jeunes roumains est suscitée aussi par le problème de la libre circulation des actifs, des barrières de circulation imposées aux travailleurs de l’Est – barrière inexistante pour quelques professions dont on a besoin en Europe Occidentale – les problèmes de l’égalité des diplômes. Le professeur M. Labori croit à une libération progressive de cette circulation et la solution serait les investissements.
 La conclusion de la conférence reste optimiste : « Nous sommes fiers de vous proposer un modèle économique occidental qui tient compte de l’aspect social »  opposé au modèle ultralibéral américain ? – affirme-t-il.
 Après avoir visité des universités roumaines et des musées, le professeur Michel Labori est convaincu d’avoir un passé commun, celui d’avant la période communiste – d’où l’espoir d’un futur commun sur un continent « de la paix, de la stabilité, de la sécurité et de la prospérité ».

Euroscepticisme ou euroillusions ?