L’énergie nucléaire : une solution d’avenir !

Les élèves  de 2nde  du Lycée Niepce participant au projet Comenius ont interviewé  M. Chrysostome, Président du Pôle Nucléaire Bourgogne. Leur objectif était d’éclairer la situation actuelle du nucléaire en France mais également à l’étranger. M. Chrysostome tire un bilan positif et pronostique même de beaux jours pour cette énergie alternative.

M. ChrysostomeUne volonté d’être indépendant sur le plan énergétique

Selon M. Chrysostome, l’aventure nucléaire française commence  en 1973 lors du premier choc pétrolier.  A cette date, la guerre du Kippour fait rage au Moyen Orient. Les pays membres de l’OPEP déclarent un embargo sur les approvisionnements en pétrole à tous les pays soutenant Israël. Cela entraîne une brusque inflation du prix du pétrole qui plonge le monde occidental dans l’angoisse. « Beaucoup de pays ont alors lancé des programmes de développement du nucléaire, raconte M. Chrysostome. Leur but était d’être indépendant énergétiquement par rapport au pétrole qui provenait de l’extérieur.  Quand la crise s’est résorbée, seuls la France et le Japon ont poursuivi la construction de leurs centrales. »
Désormais, le nucléaire est devenu la première source d’électricité en France (environ 80 % de la production totale).  Quand on lui demande si, selon lui, la France est un exemple à suivre, le Président du Pôle Nucléaire Bourgogne préfère répondre par un exemple. «  Nous  nous sommes rendus récemment à une conférence internationale  sur le nucléaire qui se tenait aux Etats Unis, déclare-t-il. Tous les représentants des pays  ont avoué qu’ils regrettaient d’avoir abandonné leur programme nucléaire et qu’ils enviaient la politique énergétique de la France. »

Préparer les entreprises à la reprise du nucléaire

A l’heure où le baril de pétrole atteint de nouveaux records, le nucléaire revient en  scène. « Certaines personnes vous disent qu’il serait possible de subvenir à nos besoins grâce à des énergies renouvelables mais la vérité est là : actuellement, les dépenses énergétiques sont importantes et continuent à augmenter, assure M. Chrysostome. Il faut trouver des alternatives viables au pétrole. Deux solutions réalistes s’offrent à nous : utiliser le charbon ou utiliser le nucléaire. »
Les experts se sont récemment mis d’accord : les gaz à effet de serre dus à l’activité humaine sont responsables du réchauffement climatique auquel nous faisons face. Opter pour le charbon représenterait donc un risque. L’industrie nucléaire en revanche ne produit pas de gaz à effet de serre. Selon M. Chrysostome, c’est une énergie « écologique ». « Comme toute énergie, elle engendre des déchets, explique-t-il.  Ceux-ci sont reconditionnés, traités et stockés. Si tous les rejets de notre consommation énergétique étaient aussi surveillés, nous n’aurions pas les problèmes écologiques actuels. »
A l’heure où le monde va s’équiper de centrales nucléaires, la politique nucléaire de la France, que M. Chrysostome qualifie d’  « excellente », va lui permettre de s’imposer sur le marché.  » Mon rôle consiste à fédérer les établissements d’enseignement, de recherche et de production afin de les préparer à la reprise du nucléaire, décrit le Président Pôle Nucléaire Bourgogne. Actuellement, certains savoirs-faire ne sont maîtrisés que par nous et les japonais. Il est donc essentiel de conserver cette longueur d’avance technologique pour assurer à la France une place de choix « .