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I’m a Georgette girl in a Georgio world

« Ça va foirer ! » de la compagnie « Réverbère » est un spectacle d’improvisation artistique à ne pas manquer. Cela a lieu dans le petit Jardin de l’Arquebuse, un endroit intimiste dans le brouhaha de toutes ces déambulations. Au programme, jonglage de lunettes, exécution de poupées et leçon de cravache…

Cela fait 19 ans maintenant que Thomas, comédien et humoriste a commencé sa carrière d’artiste de rue en créant sa propre compagnie « Réverbère ». En réalité il avoue ne pas savoir s’il s’agit à la base de son nom de scène ou celui de sa compagnie, mais « il en fallait un et voilà ». Il est actuellement en tournée depuis avril et participe pour la 4e fois au festival chalonnais où il présente son spectacle « Ça va foirer ! ». Il s’agit d’un show burlesque produit en 2 ans sur la base de l’improvisation : il n’hésite pas à se tourner en ridicule pour le plus grand plaisir des spectateurs de toutes les tranches d’âge.

Seulement Thomas, sa cravache, sa poupée et sa perceuse électrique

Dans ce spectacle vous n’y trouverez aucune musique, aucun effet spécial, mais seulement Thomas, sa cravache, sa poupée et sa perceuse électrique. Le comédien choisit un « volontaire », qu’il choisira en fait lui-même dans le public et qu’il nommera automatiquement Georges. Avant de lui faire faire du jonglage, de le ridiculiser et de lui faire détruire des objets, Thomas lui fait boire un verre de vin de Normandie pour l’apprêter. Le concept est simple, mais l’assurance et l’enthousiasme de notre artiste suffisent à nous faire rire aux éclats.

Une école trop élitiste

Thomas parle à son jeune public de la réussite scolaire en tant que personne n’ayant jamais trouvé sa place dans ce système. Il reproche à l’école son élitisme et son unique et seul modèle d’apprentissage qui ne lui a jamais convenu. En privé, il reconnaît quand même « avoir appris à assumer ses conneries ou à avoir des mauvaises notes et ne pas chialer » par exemple. Dans l’idéal de l’artiste, il faudrait que l’école insuffle de réelles passions à ses élèves pour enfin donner un sens à leur choix d’orientation.

Ni cause, ni courant politique

Pendant son spectacle, Thomas démembre une poupée pour enfant à l’aide de Georges, il avertit le public au préalable que cet acte n’a rien de misogyne, mais qu’il le faut « Ce genre de représentation de la femme créé des anorexiques et des boulimiques, faut les butter ! ». On aurait alors tendance à penser qu’un message militant se cache derrière ce choix de la poupée. En réalité, l’humoriste nous dit refuser catégoriquement d’entrer dans ce genre d’engagement sur scène en expliquant qu’il ne défend aucune cause ni courant politique, car le cœur même de son spectacle se concentre sur le rassemblement des festivaliers en éliminant toute barrière d’idée pour une bonne partie de rigolade.

La globalité du show se base sur la spontanéité du public, les échanges de Thomas avec celui-ci et bien sûr la bonne volonté du fameux Georges ! Alors vous l’aurez bien compris, notre comédien ne se soucie pas des formalités, du professionnalisme et il se fiche que son show ne soit pas rempli d’artifice, mais c’est bien sûr l’enfant qui est en nous que Thomas souhaite réveiller en nous faisant rire avec rien. Et ça marche ! Tous les jours, les spectateurs sont de plus en plus nombreux à venir admirer l’audace de l’artiste.

Dernière représentation : dimanche 13h45 et 18h30 – Jardin de l’Arquebuse.
Xiong Suzanne