Plan d'implantation des compagnies

Hommes de l’ombre

Chalon dans la rue est un festival où les artistes sont les plus mis en avant. Pourtant dans l’ombre, toute une équipe technique s’agite pour assurer le bon déroulement de toutes les représentations. Parmi celle-ci, Laurent Ferat, régisseur lumière expérimenté puisqu’il entame son 21ème Chalon dans la rue, grand bonhomme surnommé par ses collègues « Laulau du Jura » et Philippe Royer, un passionné, responsable technique du festival (il s’occupe de la gestion des ingénieurs) depuis 2006. Ils expliquent leur travail.

Laurent Ferat devant les listes des compagnies
Laurent Ferat devant les listes des compagnies

A partir de mi juillet, le matériel arrive au Boulodrome de Chalon sur Saône, aussi appelé Magasin où tout est stocké. Il est sélectionné dès mi juin en fonction des demandes des compagnies. Celles du In sont totalement soutenues par le festival pour la technique tandis que les aides financières aux compagnies Off sont limitées. Tout le matériel est acheté par la ville l’État ou les conseils généraux et régionaux.

Les échanges techniques
Matériel technique dans le boulodrome, prêt à partir sur les installations des compagnies
Matériel technique dans le boulodrome, prêt à partir sur les installations des compagnies

Toute la journée, l’équipement technique circule du Magasin aux emplacements des compagnies réparties dans Chalon. « Le Boulodrome se transforme en vraie fourmilière ! » souligne Philippe Royer. Dès que les compagnies s’installent à Chalon, l’ensemble des ingénieurs se retrouve à cet endroit avant de se séparer dans 70 zones à électrifier grâce « aux quelques câbles et branchements mis à disposition par la ville » précise Laurent Ferat. Ce qui apporte beaucoup d’agitation. Dans cette organisation, trois sortes de régisseurs se répartissent le travail : le son, la lumière et le plateau (chaises, bancs, extincteur pour la sécurité…).

 « Le dimanche, la ville est pleine et le Boulodrome vide »
Infos techniques sur le festival
Infos techniques sur le festival

Pendant l’installation, les régisseurs font le tour des compagnies pour s’assurer qu’elles ne manquent de rien. Même lorsque le matériel est installé, tout continue de transiter par le boulodrome. Par exemple, à la fin du festival le dimanche, « tout est remorqué et rapporté avec les caisses et les ingénieurs vérifient que tout a bien été ramené » ajoute M. Ferat. Le régisseur lumière explique qu’il y a eu quelques évolutions dans l’éclairage avec l’apparition des leds, très peu utilisées, pourtant plus économiques, du fait que les compagnies préfèrent utiliser la lumière traditionnelle plus chaude. « Ce point de vue des coulisses du festival est très intéressant, nous confie le responsable technique. Par exemple, on peut noter le contraste entre le dimanche où la ville est pleine et le Boulodrome vide et inversement le lundi. ». Malgré cet éloignement des scènes, M. Royer essaie de voir trois spectacles par saison, ce qui « donne un sens à son métier », lui qui a commencé dans le cinéma et qui a à son actif plus de 20 longs métrages.

Hugo Degouzel – Esteban Serna-Fluttaz