Guide touristique, « ça va, ça vient »

Parmi les habitants de la casbah de Taourirt, des guides qui proposent une visite des lieux aux touristes.

Les guides officiels ont toujours un badge et une carte, avec photo, de guide officiel du ministère du Tourisme. Cette carte est écrite en français. Les problèmes inhérents aux faux guides ont sensiblement diminué, les autorités ayant pris les mesures nécessaires. Souvent pour les faux guides, étudiants ou gamins, c'est souvent leur seul moyen d'existence mais il faut cependant rester prudent...
Les guides officiels ont toujours un badge et une carte, avec photo, de guide officiel du ministère du Tourisme. Cette carte est écrite en français. Les problèmes inhérents aux faux guides ont sensiblement diminué, les autorités ayant pris les mesures nécessaires. Souvent pour les faux guides, étudiants ou gamins, c’est souvent leur seul moyen d’existence mais il faut cependant rester prudent…

Comme dans beaucoup de régions marocaines, le tourisme à Ouarzazate constitue un point névralgique pour le développement économique de la région. « Pour être guide, il faut normalement se former quatre ans à l’institut de Tanger », explique Mohamed Boussalh, archéologue et ethnologue travaillant à la casbah de Taourirt.

Mais, bien souvent, les guides rencontrés à la casbah n’ont reçu aucune formation et s’improvisent accompagnateur pour avoir un petit boulot. D’autres sont toutefois passés par l’ANAPEC – Agence Nationale pour la Promotion de l’Emploi et des Compétences – qui recrute tout le monde et assure une solide formation.

Résultat de ces compétences quelque peu disparates : les informations données au visiteur varient de guide en guide. Certains vous diront ainsi que le pacha El Glaoui s’est installé en 1754 à la casbah de Taourirt quand tous les manuels certifieront que ledit pacha a pris le pouvoir… au XXe siècle ! Une situation frustrante pour les quelque 70 touristes qui découvrent chaque jour cette cité gardienne de mémoire durant la haute saison. Mais une ressource vitale pour nombre de jeunes – et moins jeunes – Marocains en mal d’emploi…