Faim dans le monde : encore 854 millions de personnes concernées

Le lundi 3 décembre 2007 avait lieu, au cinéma Axel dans le cadre la bobine, une soirée spéciale organisée par des élèves du lycée agricole de Fontaines dans le cadre de leur BTS initiation et création. À cette occasion a été projeté « We Feed the world », un documentaire réalisé par l’Autrichien Erwin Wagenhofer, qui dénonce la société de consommation dans laquelle nous vivons.

L'affiche du film de Erwin Wagenhofer "We feed the World"Après la projection, un débat était organisé pour permettre aux spectateurs de donner leurs impressions et réactions sur ce qu’il venait de voir. À cette occasion, plusieurs intervenants étaient présents pour répondre à leurs questions. Et les réactions ne se sont pas fait attendre. En effet, le documentaire expose une vision certes réelle de la production agricole mondiale, mais non moins effrayante, ce qui n’a pas laissé les spectateurs et élèves de 1re du lycée agricole indifférents. Même si l’ensemble du documentaire les a marqués, tous ont particulièrement retenu les propos tenus par le PDG de Nestlé. En effet, Peter Brabeck avec un courage immense, vante les mérites de son entreprise et explique que l’eau est une denrée et qu’en tant que telle, elle a une valeur marchande et donc qu’il n’est pas normal que tout le monde y ait accès gratuitement. « L’apparence assez naturelle du PDG de Nestlé lorsqu’il tient ces propos fait froid dans le dos ! » s’indigne un agriculteur présent à la soirée.

« Une production agricole mondiale pouvant nourrir 12 milliards d’individus et 854 millions de personnes souffrent de la faim »

 Une des grandes préoccupations à l’heure actuelle est la faim dans le monde, seulement voilà, vu la quantité de production, cette situation ne devrait pas exister. « Il y a encore 854 millions de personnes qui meurent de faim alors que la planète a les moyens de nourrir 12 milliards d’hommes » précise Damien Humbert, un des élèves en BTS organisateur de la soirée. Le problème est qu’aujourd’hui, les règles du commerce international imposent aux pays pauvres des accords de libre-échange qui nuisent à leur développement au profit de multinationales agroalimentaires. « Un jour, nous avons dû stopper la vente directe de nos produits, car les abattoirs ont menacé de ne plus prendre nos produits sous prétexte que nous leur faisions de la concurrence. » explique Damien. « L’agriculture désormais n’est considérée que comme de l’argent ! » souligne-t-il.

Comment faire changer les choses ?

Pour un des membres du comité catholique contre la faim dans le monde, la réponse est simple : « Il faut que les Chalonnais se déplacent chez les producteurs et n’achètent plus de fruits hors saison ». Cependant, comme l’ont alors fait remarquer des spectateurs réactifs, ce n’est pas toujours possible de se déplacer chez les producteurs. « Ne pourrait-on pas alors consommer moins de viandes, ce qui réduirait le nombre d’animaux à tuer et consommer moins de blé pour ainsi réduire la production ? » rétorque alors le membre de l’ONG. C’est alors qu’intervient Céline, membre d’une association de consommateurs : « Il est nécessaire que tout le monde fasse des efforts. Le but de notre association est de réduire les intermédiaires entre les producteurs et les consommateurs, ce qui permet ainsi la réduction du coût des produits. » explique-t-elle . Cette association est née d’un projet de 2 amies. Elle n’est pas encore labellisée, mais compte actuellement 40 personnes. Ce système mis en place pourrait être une solution efficace, mais le meilleur moyen de lutter contre la société de consommation est encore de se sentir concernés et changer nos habitudes alimentaires.

 

www.we-feed-the-world.fr

www.le-marche-de-la-faim.fr

www.france.attac.org  (Association pour la Taxation des transactions pour l’aide aux citoyens)

www.wwf.fr

www.mouvement-th.org(Mouvement  pour la terre et l’humanisme)

www.avsf.org  (Pour que les paysans vivent dignement de leur terre)