Entre mer et flammes

Pour les Marins, le feu reste le principal ennemi, même quand on est entouré d’eau. Alors comment s’assurer des flammes? Eléments de réponse avec Yann Bertrancourt, chargé de sécurité du Thétis. 

 

Yann Bertrancourt
Yann Bertrancourt

À l’heure de l’entraînement à une simulation d’intervention en cas d’incendie, l’ensemble de l’équipage du Thétis est réuni sur le pont. Vêtus de combinaisons grises spécialement conçues pour l’exercice, les marins sont sommés de s’exercer, sous les ordres des plus hauts gradés et la direction de Yann Betrancourt, le chargé de sécurité du bateau. « Nous nous exerçons tous les jours, en mer comme à quai » explique ce dernier. « Je ne suis pas un pompier, mais c’est moi le pompier du bord ! » se définit-il.

 

Lors d'un exercice incendie, à bord du ThétisPour ne pas être pris au dépourvu, ce Breton pure souche doit en permanence vérifier l’état du matériel de sécurité tels les extincteurs, les lances à incendie ou les appareils respiratoires. Le marin-pompier de la flotte a aussi un rôle de prévention et de formation auprès du personnel navigant, « que ce soit pour expliquer le fonctionnement du matériel ou pour montrer les gestes à effectuer en cas d’incendie. »

Lors d'un exercice incendie, à bord du ThétisMais, on aurait tendance à l’oublier, sa première mission est bien évidemment avant tout d’intervenir si besoin est, et de protéger l’ensemble de l’équipage, comme ses homologues terrestres. Arrivé sur le Thétis après quatre ans passés sur le porte-hélicoptères Jeanne d’Arc, Yann Betrancourt ne dénigre d’ailleurs pas l’idée de travailler dans le civil. La relève ne tardera pas à se faire attendre.