En 2007, les Roumains ne vont pas envahir l’Union !

Après l’adhésion de la Roumanie à l’Union Européenne, plusieurs pays membres craignent une arrivée massive de main d’œuvre roumaine.

Cette crainte pourrait être  motivée, vu  qu’après l’intégration de la Pologne, en 2004, une grande partie de la population active est partie travailler dans  d’autres pays européens. Et il y  a d’autres exemples aussi.

En ce qui concerne la Roumanie, cette peur n’est pas fondée. Du total de 10 millions personnes actives, seulement 1 million travaille dans les pays de l’U.E. Ce nombre a augmenté considérablement après la suppression du visa en 2001. Les statistiques montrent que, parmi les partants, 31% ont choisi l’Italie, 20% l’Espagne, 10% l’Allemagne et puis dans l’ordre, la France, la Grande Bretagne et la Hongrie.

La plupart des Roumains qui travaillent à l’étranger sont des hommes âgés de 18 à 44 ans.
Une grande partie d’entre eux sont issus du milieu urbain, avec des études secondaires ou professionnelles.  Ceux-ci envoient à la maison en moyenne 200 euros par mois et par personne. 2,5 milliards d’euros sont entrés dans le pays, apportés directement par les ouvriers roumains.

Des sondages récents montrent que 12% de la population du pays désire travailler à l’étranger et 4% y rester définitivement. On estime à 200 000 le nombre des Roumains qui vont quitter la Roumanie pour travailler en Europe. L’Europe ne sera donc pas assiégée. De plus, ce nombre peut diminuer, car maintenant les salaires de Roumanie augmentent d’une façon rapide, surtout dans les domaines de la construction et des transports.