Des partis politiques secondaires.

Le roi est la politique. Au Maroc, le rôle des partis politiques est secondaire. Le pays est doté d’un parlement élu, et selon la majorité qui y siège, le roi nomme son premier ministre.

2 courants majeurs dominent depuis l’indépendance de 1956. Tout d’abord le parti de l’Istiqlal (en français l’indépendance), fondé durant la lutte pour l’indépendance du Maroc vis-à-vis de la France, et de l’Union socialiste des forces populaires (USFP), le parti d’opposition par excellence durant le règne de Hassan II.

Mais dans cet équilibre bipolaire, une troisième formation politique, le Parti de la justice et du Développement (PJD) prend de l’importance. Mouvement à idéologie islamique, le PJD devient une force majeure du pays en gagnant de plus en plus de suffrages à chaque élection. Pour preuve, aux élections législatives de septembre 2007, il a obtenu 13,57 % des suffrages, c’est-à-dire le deuxième plus gros score après le parti Istiqlal. Cette montée du PJD inquiète ses opposants, craignant, à tort ou à raison, que le Maroc ne devienne un pays islamique.