Des îles de pêcheurs à la mégalopole Mumbai

Sept îles asséchées se transforment, sous l’Empire britannique, en une ville portuaire. La ville se développe au fur et à mesure et devient tentaculaire : chantiers navals, usines de coton, centres commerciaux… Elle accueille le monde entier dans un climat commercial propice. Ses monuments, comme le prestigieux hôtel Taj Mahal Palace, se trouvent au rang de patrimoine national.

Aujourd’hui, difficile d’imaginer que la mégalopole Mumbai n’était, il y a plus de trois siècles, qu’un archipel de sept petites îles posées comme une main sur la mer d’Oman. Des petits hameaux dispersés, peuplés de pécheurs, les Kolis. En 1661, le Roi anglais Charles II reçoit ces îles comme cadeau lors de son mariage à la princesse portugaise Catherine de Braganza. Puis, la Compagnie des Indes anglaises, séduite par ce port paisible, isolé, à l’abri d’attaques ennemies, les lui loue pour une bagatelle. Ainsi commence la métamorphose : des rizières à un comptoir, et à un port, le plus fleurissant d’Asie. En 1771, le gouverneur de Bombay, William Hornby, entame le plus ambitieux projet, Hornby Vellard, transformant les sept îles en une seule île et la relie à l’Inde continentale. Par la suite, la ville fait ériger des chantiers navals sur la côte orientale abritée. Des images et des lithographies d’époque collectionnées par la famille Issa montrent bien ces travaux. « L’île des vieilles femmes était la dernière à être intégrée comme montre la carte », commente une responsable de la société. Des copies de ces documents sont disponibles chez Phillips Images.

Mumbai s’étend au fur et à mesure vers le nord sans aucune planification. L’agglomération s’étire aujourd’hui jusqu’à 40 kilomètres au-delà de la célèbre gare Victoria.