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Déroulement du chantier « Le Jardin des pensées du monde »*

Quatre jours pour délimiter un terrain d’un hectare ! 104 poteaux, 5 mètres cubes de béton, plus d’une tonne de ciment, 400 mètres de grillage à poser… Une température moyenne de 40°, une équipe culturellement diversifiée (français, maliens, nigériens, gourmantchés) et particulièrement motivée à Tounga !

Une mission d’aide au développement, enrichissante

Danielle, du groupe des Français, maçonne de métier, a naturellement été sollicitée pour le poste de coordinatrice de chantier.

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Elle a dû gérer 80 personnes réparties en équipes de 10 à 15. « Au début, je n’étais pas rassurée de devoir gérer le chantier, de travailler avec quatre nations », confie-t-elle. « Il a fallu décrypter les codes de chaque nationalité. Le premier jour a été difficile, je ne savais pas comment faire, mais le lendemain c’était parti ! Les jeunes étaient tellement motivés qu’ils se précipitaient sur les pioches avant d’écouter mes conseils, c’était un peu compliqué à gérer ».

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Les femmes Gourmantchés avaient déjà délimité le territoire avec des repères tous les quatre mètres pour insérer les poteaux de la clôture, récupérer du sable (à 80 km du village, 5 tonnes de sable acheminé sur leur tête), et de la pierre (à 25 km du village). Les femmes se sont préparées 40 jours avant l’arrivée du groupe, très motivées.

Un travail physique difficile, une motivation déterminante

« Les deux premiers jours ont été particulièrement difficiles, car assez physiques. Il a fallu creuser tous les trous pour insérer les clôtures et couler le béton. Les deux derniers jours ont été plus plaisants, dynamiques et divertissants, il a fallu tirer des câbles, fixer le grillage et couler une saignée sous ce grillage.

P1310325 (Copier)Les tâches étaient diversifiées et convenaient aussi bien aux filles, qu’aux garçons. On a également ajouté des pierres dans le béton pour consolider » explique Danielle. La saignée de 10 cm en dessous du grillage était primordiale, pour éviter que les porcs passent dessous le grillage et détruisent le potager. C’est la raison principale pour laquelle le groupe a été sollicité, les femmes gourmantchés ne connaissant pas la technique, elles ne sentaient pas capables de le faire.

Du fait de la chaleur, le groupe ne travaillait que trois heures le matin et deux l’après-midi, voire moins. La canicule avait également pour conséquence un sol très dur, et le risque que le béton ne sèche trop vite, se fissure ou se casse.

Une chape de sept mètres de long et 5 cm de large a été construite en dessous du grillage pour graver toutes les initiales de toutes les personnes ayant participé au chantier, grand moment d’émotion !

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« Je suis très fière d’eux, de leur courage et détermination, ce n’était pas facile tous les jours. Tout le monde était motivé à améliorer les conditions de travail des femmes Gourmantchés. Je ne pensais pas que des jeunes puissent être motivés à ce point ! Un grand bravo à toute l’équipe » confie Danielle.

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Le chef du village, le maire, les coordinateurs du chantier, les Français, Maliens et Nigériens, tous ressentent de grandes émotions dans la réussite du projet. Pour Dieudonné, le maire, « Donner à manger, c’est aimer ! Vous serez toujours les bienvenus à Tounga. J’espère que cette action sera pérennisée ». « On est tous heureux d’être venus à Diapaga, d’être ensemble avec les jeunes », ajoute Denise. « Aller à la rencontre des autres est important, car quand on ne connaît pas l’autre on peut s’opposer. Un des moyens les plus puissants pour construire la paix de demain ! ». Une des femmes gourmantchés remercie le groupe au nom des siens et promet de poursuivre le travail, sans jamais laisser tomber. Les femmes sont heureuses, elles pourront dès à présent travailler et nourrir leurs enfants. Le chef du village n’a pas de mot pour remercier le groupe, il conclut : « Que Dieu vous ramène chez vous en bonne santé ! ».

*expliqué dans portrait Denise, Elisabeth…