De retour au pays du kimchi

SAM_0687En cette sainte Golden Week*, les néons illuminent toujours le visage des passants dont les épaules et les avant-bras sont dévêtus. Or, des odeurs de poulet frit mélangées à celle épicée du gochujang – sauce épaisse à base de piments rouges -, montent vers le ciel. Le métro s’arrête désormais à Sinchon, Euljiro et Chungmuro. Je suis de retour à Séoul, la mégalopole sud-coréenne.

Au Japon, la cuisine du pays au matin calme jouit d’une excellente réputation. Le populaire kimbap – du riz blanc accompagné d’omelette, de légumes, et de bœuf (parfois du thon, ou du fromage), le tout roulé dans une algue – est apprécié des Nippons, qui, en revanche regardent d’un air suspicieux le toppoki – plat à base de galette de riz et de gochujang. En effet, les Japonais ne sont jamais très friands de plats épicés. Le mets le plus fameux de la Corée, le kimchi – du chou chinois -, est aussi très répandu au pays du Soleil Levant.

À Séoul, des chariots, les pojangmacha, vendent du toppoki et du kimbap dans les rues à n’importe quelle heure. Cette même restauration de bric et de broc, où le client est assis sur un tabouret en plastique, a envahi les marchés. Sous le toit du marché couvert de Gwangjang, on se régale de jijimi – une sorte de pancake frit – et de fruits de mer. Il est possible de commander du poulpe vivant : les tentacules bougent encore dans la bouche. Les restaurants ne désemplissent pas non plus. Deux types sont très populaires : ceux qui proposent du poulet frit et ceux qui offrent la possibilité de faire cuire sa viande soi-même sur un petit feu au centre de la table. Ces repas sont souvent arrosés de soju, l’alcool national, mélangé à de la bière. Au même titre que celle du Japon, il ne serait pas surprenant de voir débarquer la cuisine coréenne dans nos assiettes d’ici quelques années !

*Voir article précédent, longue semaine de jours fériés au Japon