David Foenkinos s’invite au lycée Pontus

L’auteur à succès, David Foenkinos a été reçu au lycée Pontus de Tyard 5chalon – 71) vendredi 12 mars dernier. Ateliers d’écriture, débat autour de son dernier roman La délicatesse (aux éditions Gallimard). Retour sur cette journée qui a marqué les esprits.

« C’est toujours important et agréable pour un lycée, de recevoir un écrivain » nous confie Chantal, professeur-documentaliste au lycée qui ne cache pas son excitation de rencontrer un auteur comme David Foenkinos. C’est dans cette bonne humeur que c’est engagé cette journée un peu spéciale au Lycée Pontus de Tyard de Chalon-sur-Saône.

Écrire un texte avec 5 mots

David Foenkinos au CDI du lycéeC’est par un atelier d’écriture avec la classe de seconde 9 qu’a commencé cette journée. Objectif, écrire un texte avec cinq mots sélectionnés au hasard dans le dictionnaire ou à partir d’un prénom. Tous les élèves se sont laissé porter par leur imagination puis ont présenté leur œuvre. Tout cela dans l’humour, entre deux morceaux de guitare, interprété entre autres par David Foenkinos lui-même (qui était professeur particulier NDLR). « On pensait qu’il serait plus sérieux que ça » nous confie Chlore et Jolan, en classe de seconde 9. « Pour un auteur de la prestigieuse maison d’édition Gallimard, je m’attendais à quelqu’un de plus sévère alors que c’était le contraire, très drôle. Il nous a vite mis en confiance ».

L’après-midi, c’est avec un débat, questions réponses à l’auteur ouvert à tous qu’a continué cette rencontre. Questions autour de sa carrière, de ses inspirations, de ses goûts, mais aussi et surtout sur son dernier livre. En effet, la Délicatesse, aux éditions Gallimard, a été l’objet d’un travail en classe pour les élèves afin de préparer au mieux ce moment. (Voir encadré questions réponses).

 » Pour écrire, il faut écrire « 

David Foenkinos admirant ses caricactures maisonDernière question posée à l’écrivain par les élèves. Le traditionnel, comment fait-on pour écrire un roman ? « Pour écrire, il faut écrire », répond sérieusement l’auteur avant de continuer « continuez à lire, à écrire ce que vous voulez. Avec du travail et de la persévérance, rien n’est impossible » conclut David Foenkinos sous les applaudissements.

Pour Arnaud, secrétaire d’intendance au lycée et à l’origine de cette journée, le bilan est plus que positif : « c’est toujours très intéressant de pouvoir s’entretenir avec l’auteur d’un livre que l’on a aimé. D’autant plus que l’on peut découvrir ses réelles intentions destinées aux lecteurs. On ne reste pas dans le flou » nous explique Arnaud, le sourire aux lèvres. Une très bonne expérience pour les participants à cette journée. Foenkinos a sûrement suscité des vocations qui ne faciliteront pas la tâche du conseiller d’orientation.

Si vous étiez… par des élèves de seconde.

Un animal ?

Je serai un chat.

Un film ?

Mon préféré, c’est Eternel Sunshine (avec Jim Carrey et Kate Winsley NDLR).

Une insulte ?

Le silence. C’est beau hein ? (Rires) Sérieusement, je trouve qu’il n’y a rien de pire lorsque l’on ne vous répond pas…

Objet ?

Une éponge, allez savoir pourquoi…

Un alcool ?

Le vin rouge ! Sans problème, j’adore ça.

Une couleur ?

Le mauve.

Pour finir, si vous étiez une blague ?

Pourquoi un Belge dort avec à droite, un verre plein et à gauche un verre vide ? Un au cas où il a soif pendant la nuit et l’autre au cas où il n’a pas soif…

 Sélection de questions/réponses du débat :

 Vous avez une idée de qui vous lit ?

« J’ai plutôt un lectorat féminin » (nous dit-il avec un sourire à la vue de la première rangée de chaises occupées par des filles).

La lecture est une passion depuis longtemps chez vous ?

« Oui, c’est sûr. Je suis fou des livres, la preuve : il m’est déjà arrivé d’en acheter plus d’une dizaine en une semaine ».

Avez-vous des auteurs qui vous inspirent et quels sont vos auteurs préférés ?

« J’adore Belle du Seigneur, d’Albert Cohen qui m’a beaucoup inspiré. Et je trouve que c’est très important de trouver les auteurs qui nous inspirent. Sinon, j’aime beaucoup les auteurs russes comme Dostoievski.

Vous êtes le genre de romancier à trouver vos titres avant ou après avoir achevé votre œuvre ?

(Rires) Pour moi, un livre sans nom est comme un enfant sans prénom, il faut absolument que je trouve mon titre avant d’écrire le reste.