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Conférence-débat : Violences intrafamiliales

512 faits de violences intrafamiliales ont été constatés en Saône et Loire en 2012 ! Les violences intrafamiliales ne cessent d’augmenter… ou on ose de plus en plus les dénoncer… Nathalie Bonnot, déléguée départementale aux droits des femmes à l’égalité à souhaiter aborder le sujet lors d’une conférence-débat, ce mercredi, à l’auditorium du Conservatoire de Chalon-sur-Saône (dans le cadre de la semaine de l’égalité hommes-femmes).

Voir : Présentation Semaine égalité hommes-femmes

Une quinzaine de personnes ont assisté à la conférence, rythmée par 10 courts métrages, de réalisateurs connus dont Zabou Breitman, Laurence Ferreira Barbosa ou encore Patrice Leconte… exposants les différentes sortes de violences existantes dans la sphère familiale. Entre chaque, Nathalie Bonnot explique le problème en chiffres, en actions développées et mises en place…

Le but de cette conférence est d’interagir avec le public, pour tester leursOLYMPUS DIGITAL CAMERA connaissances sur les violences intrafamiliales. Différentes des violences conjugales, les violences intrafamiliales agissent dans la sphère familiale (dans le couple, avec les enfants, les grands-parents…). Quatre types de violences sont expliquées : les violences physiques, les violences psychologiques (plus difficile à prouver, le plus souvent exercer par des personnes en professions libérales), les violences économiques (vouloir gérer l’argent de l’autre) et les violences sexuelles (au sein du couple ou non).

« De la parole aux actes, de la prise de conscience à la prise de responsabilités ».

OLYMPUS DIGITAL CAMERASi l’on s’intéresse aux violences conjugales, les auteurs de ces violences agissent sous l’emprise d’alcool ou stupéfiants, ou problèmes psychologiques dus à l’enfance ou autre… les victimes quant à elles (souvent des femmes/ sur 1 an, seulement 10 hommes ont dénoncé des violences émanant de leurs femmes), rencontrent des difficultés à dénoncer par amour ou culpabilité (elles portent plainte, puis 2,3 jours après, culpabilisent et la retirent). Un problème difficile à gérer. De nombreux organismes leur viennent en aide. D’une part pour les victimes, mais aussi pour les auteurs de violences.

Pour les victimes, il existe 7 Centres de Planification et d’Éducation Familiale en Saône et Loire, à l’écoute des victimes, 4 Centre D’Hébergement et de Réinsertion Sociale, dont 2 spécialisés pour les femmes victimes de violence, 18 maisons départementales des solidarités du Conseil Général (aide et conseils) ainsi que les tribunaux et maisons de justice. L’AMAVIP propose également des groupes de paroles dédiés aux femmes victimes de violences conjugales.

Une femme dépose plainte de violences intrafamiliales jusqu’à 8 fois, voire 14 fois à Paris !

Pour les auteurs de violences, le GAPS (Groupement d’Aide Psychologique et de Soutien) est un groupe de parole et d’accompagnement pour les auteurs de violences conjugales. « Un homme qui a agi avec violence une fois, recommencera, c’est un cycle » explique Nathalie Bonnot. Pour cela, ces auteurs se retrouvent pour échanger entre eux. Une psychologue et une éducatrice spécialisée sont présentes pour leur faire prendre conscience de leur comportement, qu’ils reconnaissent leurs responsabilités, trouvent un moyen de se reconstruire… 2 GAPS existent en Saône et Loire (un à Chalon, un à Mâcon).

À propos de l’égalité des sexes, Nathalie Bonnot confie : « Il faut que les salaires soient égaux, qu’il y ait une mixité des métiers… tout ça passe par l’éducation. Il ne faut pas oublier que nous vivons dans un pays latin et que les hommes (d’après les stéréotypes) ont le pouvoir. Si on étudie les pays Scandinaves par exemple, on s’aperçoit qu’ils ont beaucoup d’avance sur nous en termes d’égalité ! ».