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Quand « Semtazone » passe au Creusot…

Commençons par un peu d’histoire. Semtazone est né il y environ deux ans, dans la ville de Mâcon.  » Il y avait trois musiciens à la base et deux autres sont arrivés ensuite.  » explique Jean-Bapt, le bassiste.
Ils ont déjà un album à leur actif, ou plutôt une démo qui leur sert à se faire connaître. Lors de leur passage au Creusot, ils ont abordé divers thèmes dans leurs chansons : de l’amour à Pierre et Louise (les grands-parents du chanteur) en passant par l’amitié, le tout sur un air de rock accordéon français. Quant à savoir s’ils viennent tous des mêmes horizons musicaux, c’est  » carrément pas  » le cas dixit Jean-Bapt.  » Oui, lui écoute des trucs de fous et moi j’écoute des trucs bien « , selon Sam, le chanteur. Des trucs de fous, des trucs bien, c’est  » chacun son influence, mais on s’y retrouve « , donc pas de problème, et l’important après tout, c’est que le public accroche.
Les chansons et les musiques de Semtazone s’inscrivent dans la nouvelle vague de chansons à texte françaises, utilisant à la fois les instruments populaires comme l’accordéon et ceux plus traditionnellement utilisés pour le rock ou la pop (guitares, basse et batterie) et même un piano.
Ils se sont déjà produits dans d’autres salles, surtout à la Cave à Musique à Mâcon, devant un public qui paraît-il,  » était enragés. « 

Les troubadours du 3ème millénaire

En concert samedi 20 janvier à Lapéniche à Chalon, Weepers Circus s’est montré comme l’une des étoiles montantes de la chanson française. Ce quatuor atypique venu présenter son troisième album  » L’ombre et la Demoiselle « , a envoûté le public par la poésie de ses textes et sa magie musicale.
A mi-chemin entre ballades médiévales et mélodies slaves, ce groupe strasbourgeois a plongé les spectateurs dans un décor de  » Cour des Miracles  » du Moyen Âge. On pourrait croire qu’il se soit trompé d’époque, mais le tempo révèle une musique bien dans l’air du temps, mêlant aussi l’Europe Centrale à l’Afrique. Armé de ses instruments acoustiques, guitare, accordéon, djembe,  » Le cirque des pleureurs  » a fait naître une nouvelle forme musicale alliant des airs celtiques à des résonances orientales. Sorte de  » jazz tzigane « , cet accord a laissé imaginer un univers ludique et poétique. La liberté de Brassens et la voix de Brel renaissent à travers des refrains  » guillerets  » et des rimes  » foisonnantes « . Pleine d’humour et d’énergie, l’imagination de ces quatre musiciens émeut et procure plein de bonheur. Le XXI siècle ouvrira probablement ses portes à ces saltimbanques !

De Palmas

Interview

En concert vendredi 9 mars à la Salle Marcel Sembat à Chalon, Gérald de Palmas est apparu, sans nul doute, comme l’un des auteurs-compositeurs les meilleurs de sa génération. La présentation de son troisième album « Marcher dans le sable », double disque d’or, et la reprise d’anciens tubes comme « Sur la route », ont dévoilé le véritable univers artistique du chanteur, fait de guitares acoustiques joliment croisées et d’un phrasé vocal aussi chaleureux que délicat. Le son, à la fois naturel et sophistiqué, une verve musicale qui n’appartient qu’à lui, ont su charmer le public pendant plus de deux heures. Sur scène, le guitariste et chanteur au timbre de voix étrangement semblable à celui d’Otis Redding, a fait partager sa sensibilité et a créé un pur moment de bonheur pour plus de mille inconditionnels.
Cependant, lors de son passage à Chalon, aucune interview n’était prévue et pourtant…

Typo : A travers ta musique, on retrouve plusieurs genres (pop, rock, funk). Où trouves-tu ton inspiration ?

Gérard De Palmas : « Mes inspirations principales, ce sont plus des  » trucs assez vieux  » en fait : Cat Stevens, Stevie Wonder, Robert Palmer. J’aime essentiellement les premiers albums de ces gens là et plus récemment Ben Harper. Ce sont ceux dont je suis vraiment « rentré dans l’univers ». Musicalement, je vais plutôt chercher chez les anglo-saxons. Je ne regarde pas tellement dans la variété française, vers qui je me tourne pour les textes… »

Typo : Pourquoi as-tu appelé ton nouvel album « Marcher dans le sable » ?

G.P. : « J’ai eu l’idée de prendre la première phrase de la première chanson de l’album : « Marcher dans le sable ». C’est celle que tu entends en premier quand tu mets le disque. J’ai trouvé ça original d’en faire le titre, d’autant plus que la phrase est belle. »

Typo : Tu as travaillé avec Etienne Daho au tout début de ta carrière, avec Jean-Jacques Goldman et Maxime Le Forestier pour ce troisième album. Qui seraient éventuellement les prochains ?

G.P. : « Ce qui est important pour moi, ce n’est pas vraiment la personne avec qui je vais travailler parce qu’il y a plein de gens avec qui j’aimerais le faire. Mais c’est la façon dont ça se passe, la façon dont on se rencontre, que ça ne soit pas trop prémédité mais plutôt spontané. »

Typo : Tu as intégré l’équipe les Enfoirés cette année, qu’est ce qui t’a amené à participer à cette aventure ?

G.P. : « On m’a invité et comme ça me paraît être une bonne action pour aider les personnes en difficulté, j’ai répondu présent. »

Typo : Bernard Lavilliers considère cette soirée comme une promotion des artistes, Jean-Marie Bigard y voit un moyen efficace de lutter contre la misère. Qu’est-ce que tu en penses ?

G.P. : « Pour être complètement honnête, c’est les deux. Tu fais quelque chose de bien, ça ne représente pas une somme de travail énorme et en plus, il ne faut pas l’occulter, ça joue pour ton image. Mais après c’est difficile de connaître les motivations de chacun, il y a certainement un mélange de tout. Pour certains, ce sera plus le côté promotionnel, pour d’autres le côté solidaire. Mais ce n’est pas parce qu’il y a un côté promo qu’il ne faut pas le faire. Le but de la soirée est de rapporter de l’argent pour les Restos. C’est ça le plus important. »

Notre entretien s’est achevé sur une question assez difficile pour le chanteur à savoir : « Connais-tu le Banc Bourguignon ? ». Hésitant entre du vin et un bain d’huile (!), il a finalement découvert la réponse avec surprise, à la fin de son concert. Après avoir interprété près d’une vingtaine de titres, Gérald de Palmas est reparti « Sur la route » où l’attendent jusqu’au mois d’août, une trentaine de concerts. Son album fait partie des dix meilleures ventes en France de la semaine et la sortie de son nouveau single « Une seule vie » s’annonce être un tube. Avis aux amateurs de Rythm’n Blues, plaisir garanti…