Archives de catégorie : Salon éduc. 2000

Le coin d’A…* perdu et sans surveillance

Presse étudiante

A… est un magazine dédié aux 15-25 ans, qui se décline sous plusieurs rubriques : musique, soirées branchées, cinéma… Il donne également les adresses des sites Internet les plus intéressants pour les étudiants et propose des tarifs préférentiels pour des voyages au ski ou à l’étranger. Jusqu’à présent tout est correct, mais…
Perdu dans un tout petit coin du Salon, et malgré une affiche des plus attrayantes, le stand d’A… n’est pas des plus peuplés. Et ce n’est pas la faute de l’hôtesse, Fatima*, 23 ans, qui voudrait bien voir un peu de monde… En effet, si le magazine est toujours édité à temps et présent dans les kiosques au jour et à l’heure dite, ce n’est pas forcément le cas de ses représentants. Depuis hier, ils ont déserté le stand, laissant Fatima seule sur sa chaise. Elle explique comment elle en est arrivée là :  » Je suis étudiante, en psycho, et je cherchais un petit boulot sur deux jours, le jeudi et le vendredi car je n’ai pas cours. En cherchant au Crous, j’ai vu une petite annonce pour tenir le stand pour 55 francs de l’heure. « 
Abandonnée dans son coin, elle fait ce qu’elle peut pour intéresser les jeunes qui passent. Normalement, une autre étudiante aurait dû la seconder. Seulement, comme le précise Fatima :  » elle est venue hier, elle est restée très peu de temps car elle a vu qu’il n’y avait personne, que l’on était très mal placés et donc elle repartie travailler.  » Cependant, un des responsables du magazine, sûrement soucieux de la bonne tenue de son stand, a tout de même daigné téléphoner, pour prendre des nouvelles et savoir si tout se passait bien. À ce qu’il paraît, quelqu’un devait passer sur le salon, histoire de jeter un oeil et de surveiller quelque peu l’hôtesse…
Enfin, Fatima essaye de voir les côtés positifs de son aventure, puisque après tout la liberté a certains bon côtés :  » Personne ne me surveille, je peux tout aussi bien arriver en retard ou partir visiter le salon à ma guise. De plus, c’est ma dernière journée, demain, c’est une autre qui sera à ma place.  » A… a donc trouvé une nouvelle victime, un autre bon toutou pour garder son stand.

* noms modifiés

Méfiez-vous elles vous cherchent…. !

Deux organismes de lutte contre les sectes étaient présentes au Salon de l’Education : la MILDT (Mission interministérielle de lutte contre les sectes, structure créée récemment par le gouvernement) et l’UNADFI (Union nationale des associations pour la défense des familles et de l’individu), une association indépendante dont la présidente, Janine Tavernier, a répondu à nos questions. Continuer la lecture de Méfiez-vous elles vous cherchent…. !

L’éco pain d’abord !

Stand boulangerie

L’apprentissage est une voie que beaucoup de jeunes délaissent parce qu’ils estiment que c’est une voie de secours pour les  » nuls « , qui n’arrivent pas à suivre à l’école. C’est pour lutter contre ce préjugé que le salon a créé un secteur spécial pour l’ensemble du monde professionnel : boulangers, pâtissiers, charcutiers, etc., s’y trouvent réunis. Leurs stands font partie de ceux qui ont le plus de succès, personne ne pouvant résister à l’odeur des délicieux gâteaux qu’on y trouve !
Guillaume, 17 ans, apprenti-boulanger, explique ce qui l’a amené :  » J’ai commencé mon BEP il y a deux ans, et je vais passer mon examen en fin d’année. Si j’ai choisi ce métier, c’est parce que j’adore la vue et le goût du pain. Je veux montrer aux gens que ce métier est très bien et que si j’y suis arrivé, tout le monde le peut. L’apprentissage ne doit pas être délaissé ou méprisé car c’est vraiment très bien, ça permet de faire beaucoup de choses. Pour l’instant, on a énormément de succès. Certains jeunes se renseignent et nous demandent quelle formation on a suivi, comment on fait… Je pense que le Salon de l’éducation est une bonne façon de nous faire connaître et de faire en sorte que les gens changent d’opinion. « 

Pas aussi enviable que ça… !

Surdoués

Vos profs vous disent que vous êtes stupide, paresseux, superficiel, asocial, que vous pouvez mieux faire… ? Peut-être êtes-vous surdoué. L’ANPEIP (agence nationale pour les enfants intellectuellement précoces) peut vous aider à résoudre les difficultés que vous pouvez rencontrer.
Contrairement à ce que l’on pourrait croire, un enfant surdoué a de grandes difficultés scolaires, ce qui très souvent empêche les parents et les professeurs de se rendre compte qu’il est intellectuellement précoce, croyant que l’enfant est  » idiot « . Bien souvent, il redouble une classe. L’enfant est alors lui même persuadé  » d’être fou « , mauvais, ce qui l’amène à être dans un état psychologique très grave.
Anne, mère d’un enfant surdoué, nous raconte son expérience :  » Au début, on était très surpris, il nous a fallu un temps d’adaptation. Mais de toute façon ce n’était pas une bonne nouvelle car il n’y a aucune structure de prévu pour eux. Nous nous sommes sentis coupables de ne pas nous en être rendus compte avant, et puis c’était la panique. On l’a su quand il avait 12 ans. Avant, il avait des crises d’angoisse, il n’allait pas bien du tout, il s’auto-mutilait. Il ne se trouvait pas d’amis, car les autres ne le comprenaient pas. Puis, après avoir appris la nouvelle, il a arrêté l’école pendant un an et il a suivi des cours par le CNED*, puis il a réintégré l’école mais il est passé en troisième, non en cinquième. Mais ça n’allait toujours pas alors il est passé en seconde et depuis ça va beaucoup mieux. Le pire ce n’est pas l’échec scolaire mais l’échec psychologique. Notre but aujourd’hui est de faire bouger les choses à l’Éducation nationale pour que des écoles spécialisées soient mises en place. Nous soutenons aussi les familles « .
Depuis le début du salon, énormément de gens passent sur le stand avec la certitude d’avoir un enfant surdoué… Il faut savoir que même s’ils sont 75 000, mais cependant n’est pas surdoué qui veut et que c’est loin d’être un avantage. La plupart des enfants précoces présentent les comportements typiques, alors si vous avez des doutes n’hésitez pas à faire les tests.

Quelques comportement typiques de l’enfant surdoué :
– Il est animé d’une grande curiosité et pose continuellement de nombreuses questions sur des thèmes surprenants.
– Il a souvent appris à lire rapidement ou seul mais peut éprouver des difficultés dans l’apprentissage de l’écriture (surtout pour les garçons).
– Il étonne par le niveau de ses réflexions et son vocabulaire est souvent très large.
– Il montre une grande capacité de concentration lorsqu’il est intéressé, alors qu’il est plutôt distrait le reste du temps.
– Il recherche le dialogue avec l’adulte plutôt qu’avec les enfants de son âge
– Il a besoin de stimulations, les tâches routinières l’ennuient
– Il choisit des camarades plus âgés que lui
– Il a le sens de l’humour
– Il s’intéresse aux jeux compliqués et y réussit
– Il préfère travailler seul
– Il est critique à l’égard des autres
– Il a tendance à être solitaire
– Il est très réceptif à l’injustice, à la détresse des autres
– Il est passionné par tout et change souvent de hobby
– Il est hypersensible et hyperémotif
– Il est sensible à l’harmonie de ce qui l’entoure

Source : ANPEIP

* Centre national d’enseignement à distance

On vous veut du bien

Le CFES, ça ne vous dit certainement rien… Et pourtant, qui n’a jamais entendu ces slogans qui nous trottent tous dans la tête : « Tu t’es vu quand t’as bu ? »ou encore « Un verre, c’est bien, deux verres: bonjour les dégâts ! ». Eh oui ! C’est le Comité français d’éducation pour la santé qui conçoit les phrases chocs qui ont la lourde tâche de modifier les comportements des jeunes Français.
Outre son combat contre l’alcool, il s’intéresse aussi à la lutte contre le tabac, le sida et tous les autres problèmes de santé publique qui concernent les jeunes d’aujourd’hui.. D’ailleurs la nouvelle campagne du CFES est de sortie, avec la publication d’un guide « drogue, savoir plus : risquez moins », vendu 10 francs sur son stand.
Pour plus d’infos : www.cnamts.fr

 » Révolution des méthodes éducation généreuse « 

Pour la seconde année consécutive, plus de 400 lycéens et collégiens se sont rendus au salon de l’éducation, une initiative entièrement financée par l’Académie de Dijon, en partenariat avec la S.N.C.F. Le recteur Josiane Attuel, qui avait pris place dans le train spécialement affrété pour les élèves, a expliqué à Typo ce qu’elle attendait de cette manifestation. Continuer la lecture de  » Révolution des méthodes éducation généreuse «