Archives de catégorie : Salon éduc. 2000

Souffrances inutiles

Défense animale

La Ligue française contre la vivisection (LFV), branche française de l’organisation européenne Euroniche, combat l’utilisation d’animaux à des fins d’expériences dans les laboratoires.
Tous les laboratoires, ou presque, utilisent les tests sur les animaux pour vérifier l’efficacité et l’innocuité de leurs produits, mais aussi toutes les facultés de médecine et de pharmacie, ainsi que (ce qui est moins connu et étonnant), les universités de psychologie.
En Italie, une loi permet aux étudiants, aux médecins, aux chercheurs et aux infirmiers de refuser l’expérimentation animale. Pour pallier le manque dû au refus de ces expériences, il existe une méthode, dite « bio substitutive », de test de toxicité des produits. Ce procédé mis au point par des chercheurs français utilise, dans sa dernière étape, une culture de cellules humaines. Pour Mme Lescroel, représentante d’Euroniche dans le cadre de la Ligue contre la vivisection, cette méthode est donc beaucoup plus sûre pour les humains, car « aucune espèce ne peut servir de modèle à une autre ».
La responsable de la LFV cite en exemple l’amanite phalloïde, toxique pour l’homme mais pas pour les lapins. « Les produits testés sur les animaux peuvent donc ne pas être dangereux pour eux, mais pour nous », conclut Mme Lescroel. Selon elle, certains laboratoires empêchent la progression en France de la méthode bio substitutive: « La loi ne dit pas sur quelles espèces il faut faire des expérimentations et n’oblige pas les labos à rendre public le nombre d’animaux utilisés avant d’obtenir un résultat positif. Il en résulte que bon nombre de produits sont mis sur le marché en toute sécurité pour l’industriel, mais pas pour le consommateur », accuse la militante associative. « L’application de la méthode bio substitutive provoquerait une mise à l’écart d’un nombre trop grand de produits, ce qui entraînerait de lourdes pertes pour les industriels », poursuit-elle.
La LFV fait circuler une pétition pour que les étudiants, comme en Italie, aient la possibilité de ne pas utiliser les animaux pour leurs expériences.
Contact : Ligue française contre la vivisection, 84 rue Blanche, 75009 Paris.

Les certificats de maîtrise de l’autre langue

Sobre mais élégant, le stand de l’Université de Cambridge, et plus particulièrement de sa section examen, est à l’image de l’idée que nous nous faisons habituellement de l’Anglais traditionnel. Mais sous cette façade simple et pondérée se cache une organisation mondialement connue et reconnue pour ses certificats et ses diplômes de maîtrise de l’anglais. Continuer la lecture de Les certificats de maîtrise de l’autre langue

L’école à l’envers

Ecoles Steiner-Waldorf

Accueillir chaque enfant comme une personne unique : c’est le credo des écoles Steiner, qui développent une pédagogie complètement différente de celle en vigueur dans l’Éducation nationale. Dans le système Steiner, c’est l’école qui s’adapte à l’élève en fonction de son caractère, et non l’élève qui s’adapte à l’école.
En effet, le principe qui prévaut dans ces établissements est la nécessité d’établir une relation de confiance réciproque avec l’élève, pour lui permettre de développer ses capacités personnelles. Ainsi l’élève y entre en maternelle et y reste jusqu’au lycée. Mais le parcours est assez différent de celui d’un élève d’une école traditionnelle : il n’y a pas de sélection pour entrer en lycée, le jeune progresse à son rythme, ayant un lien très fort avec son professeur puisque celui-ci le suit souvent pendant plusieurs années. Le maître définit en effet pour chaque enfant le parcours qui lui convient le mieux, afin qu’il n’y ait ni niveaux, ni notes, ni élèves en échec, mais que chacun apprenne à son rythme, sans se sentir inférieur à l’autre.
L’école Steiner se donne trois objectifs : le respect du rythme de l’enfant, l’intégration sociale, en essayant de donner aux élèves une grande ouverture d’esprit avec les stages en entreprise dès le collège et l’accent mis sur respect de l’autre, et enfin l’ouverture sur le monde.
Il ne faudrait cependant pas croire que, parce qu’ils n’apprennent pas de la même façon, les « élèves Steiner » sont moins chanceux dans les études : les statistiques prouvent que les résultats sont aussi bons, voir meilleurs que ceux de l’Éducation nationale. Il faut cependant noter que les écoles Steiner sont privées, que la scolarité y coûte de 10 000 à 20 000 francs par an et que ce n’est donc pas dans les moyens de tout le monde.
On comprend mieux ainsi pourquoi les écoles Steiner peuvent afficher des statistiques favorables : les élèves qui, de par leur milieu social, seraient désavantagés, n’ont pas les moyens de s’offrir une telle école.
Autre bémol : le système n’est pas vraiment adapté aux élèves qui ont une grande soif de savoir et qui ont envie qu’on leur apporte des connaissances. En effet, le professeur ne donne pas réellement de cours et chaque élève apprend par lui-même, en réfléchissant au problème posé, le maître ne donnant pas la solution. Cela ouvre l’esprit mais certains seront vite découragés car ils veulent qu’on leur donne des réponses et non pas des questions.
Ainsi, il est certain que le principe des écoles Steiner conviendra beaucoup mieux à certains élèves…