Archives de catégorie : Cinéma

Par Goscinny et Uderzo !!!

Après toutes les adaptations en dessin-animé que nous avons de l’oeuvre de ces deux dessinateurs gaulois, il ne manquait plus que la version cinéma des aventures d’Astérix le Gaulois, le héros de Goscinny et Uderzo. Plus que l’adaptation d’un seul des albums de l’ineffable gaulois, ce premier film est en fait un melting-pot de plusieurs des aventures du petit blond chevelu et de son copain Obélix. Pas la peine de vous rappeler que l’histoire se passe en 50 avant Jésus-Christ, dans un petit village à l’extrémité de L’Armorique qui résiste toujours et encore à l’envahisseur. Aidé de leur druide Panoramix (Claude Piéplu), tout le village s’est ligué pour faire face aux armées de ce bon vieux Jules. Mais c’est compter sans la perfidie du romain Détritus (Roberto Benigni au mieux de sa forme)… Après de nombreuses aventures, le petit gaulois aux longues moustaches, son inséparable ami aux braies verticales, leur chien Idéfix et tous les autres, le film s’achève sur l’inoubliable banquet au cours duquel tous se retrouvent pour festoyer (sauf Assurancetourix, bien sûr). Pour ce film assez réussi, le réalisateur a fait appel à des acteurs et comiques renommés qui campent leur personnage fétiche de la meilleure façon qui soit : Piéplu est formidable en Panoramix, Galabru est troublant de vérité en Abraracourcix, Benigni est génial en Détritus, Arielle Dombasle joue à merveille, et Laëtitia Casta ne se débrouille pas trop mal pour son premier rôle, sans oublier bien sûr Gérard Depardieu national, diablement bien choisi pour jouer Obélix. Reste le personnage d’Astérix, joué par le désormais célèbre Christian  » Jacqouille  » Clavier, qui décidément en fait beaucoup trop dans son interprétation du gaulois au casque ailé. Non que Clavier soit un mauvais acteur, mais son caractère bouffon et comique dénature trop le personnage d’Astérix. Dans la BD, Astérix est la tête du village, c’est un personnage certes amusant et amical, mais pas aussi stupide et irréfléchi que le joue Clavier, son rôle dans les visiteurs lui colle trop à la peau. La bande originale est quant à elle bien choisie et utilisée, puisant ses ressources dans une musique celte de circonstance très entraînante. Et en ce qui concerne le générique écrit et chanté par notre Jean-Jacques Goldman national, on se demande tout bonnement ce qu’il vient faire là. En résumé, Astérix et Obélix est un film qui amusera aussi bien les petits que les grands (nostalgie oblige), mais qui aurait mérité un travail plus fourni et proche de l’oeuvre. Respect oblige, on ne s’attaque pas impunément à un monument national comme Astérix et Obéli

Belle maman

Après Pédale douce, Gabriel Azhion nous présente  » Belle Maman « . Pour plus de sûreté, il pour belle maman, une star, Catherine Deneuve. Celle-ci, prénommée Léa, charme involontairement Antoine (Vincent Lindon) le très récent mari de sa fille Séverine (Mathilde Seigner). Commence alors un amour impossible. En effet, cela  » ne se fait pas « , mais Gabriel Azhion aime mettre au grand jour ce qui le fascine, les interdits.
Afin de donner un peu plus de consistant et de punch au film, Azhion embauche deux autres éléments : une lesbienne (Line Renaud), mère de Léa, et son amie à moitié folle (Stéphanie Audran).
L’humour est moyen, quelques fois verdâtre. Enfin, c’est une histoire de famille…

Mary à tout prix

Nouveau succès pour l’actrice Cameron Diaz. Après avoir joué les femmes fatales dans  » The Mask  » et les mariées dans  » Wedding Singer « , la désormais célèbre blonde du grand écran se lance à nouveau dans la comédie américaine. Situé à un croisement improbable entre la saga des  » Hot Shot « ,  » Wayne’s World  » et autres  » Bean « , ce film à l’humour certes simple est une des réussites de cette fin d’année. Durant le temps d’une projection, le spectateur se retrouve plongé dans une histoire d’amour les plus catastrophiques. Le personnage joué par Matt Dillon tombe amoureux, durant ses années de collège, d’une jolie blonde incarnée par Cameron Diaz. Mais leur amourette lycéenne ne dure pas longtemps, car le pauvre garçon enchaîne gaffe sur gaffe, et se retrouve bientôt aux urgences, après un léger problème de braguette. Quelques années plus tard, le jeune garçon va engager un détective privé pour retrouver la jeune fille et tenter de renouer avec elle. Mais tout ne se passe pas comme prévu, car le détective privé va se trouver lui aussi attiré par Cameron Diaz, tout comme le meilleur ami de celle-ci, un pauvre vendeur de pizza qui joue les handicapés. Dans le courant du film, on découvrira également que le meilleur ami de monsieur  » problème de braguette  » est… l’ex petit ami de la jolie blonde, et qu’il est en fait un personnage un peu dérangé et obsédé… par les chaussures. Ce film représente donc un bon moment de délire en perspective. Pour ceux qui aiment le bon vieil humour américain et pour ceux qui vont au cinéma pour se détendre. Pour les autres aussi, s’ils n’ont rien contre l’humour un peu facile.

Coup de foudre à Notting Hill

Sorti il y a déjà quelques semaines,  » Coup de foudre à Notting Hill  » a été tourné et joué par la même équipe que celle de  » Quatres mariages et un enterrement « . C’est donc tout naturellement que l’on retrouve Hugh Grant aux côtés de Julia Roberts dans cette comédie tendre et drôle, qui nous raconte la rencontre entre une star mondiale du grand écran et un simple petit bouquiniste londonien. Tout n’étant pas simple dans ce bas monde, le coup de foudre entre le bouquiniste et la star montante ne se fera pas sans mal. Entre révélations provocantes, harcèlement des paparazzis et problèmes sentimentaux, il faudra beaucoup d’abnégation et de sincérité à nos deux tourtereaux pour sortir vainqueurs, au bout du compte, des obstacles cruels sur lesquels ils buteront. Ce film, digne successeur de l’inoubliable  » Quatre mariages et un enterrement  » est en fait une dénonciation sarcastique et maquillée des déboires de la vie de vedette, de la même façon que le film précédemment cité réglait son compte à la sacro-sainte institution du mariage. Drôle, tendre et provocant : dès lors, pourquoi passer à côté de l’une des comédies les plus réussies de cette année ?

La ligne rouge

Rarement on a vu film qui dépeignait avec plus de réalisme et de justesse l’horreur et l’absurdité de la guerre. Après  » Apocalypse Now « ,  » Platoon  » et  » Il Faut Sauver Le Soldat Ryan « , trois films dont celui-ci est un croisement ingénieux, le cinéma nous offre à nouveau un film de guerre qui ne tombe pas dans l’excès et la démesure. Vous ne verrez pas de Stallone (Rambo I, II, III…), de Chuck Norris (Portés disparus I, II, III…) ou de Schwarzeneger (…) dans ce film. Pas de héros à trois francs six sous qui tirent à tout va sur des ennemis toujours méchants, en criant comme des charretiers pour effrayer ceux qu’ils vont manquer. Ce n’est pas les bons et loyaux américains contre les méchants et terribles japonais, vietnamiens et autres. Pas de manichéisme trop facile dans ce film. Non, seulement le portrait d’une poignée d’hommes lancés dans un conflit qu’ils ne comprennent pas tous, avec peut-être, au bout du chemin, la mort. Des sentiments justes, des héros attachants par leur simplicité.  » La ligne rouge  » nous conte l’aventure d’une compagnie lancée à la reconquête des îlots du Pacifique, dont celui de Guadalcanal où se déroule l’action. Le but de ce film n’est pas de faire couler l’hémoglobine par tonneaux entiers et de nous montrer une violence qui est tout sauf réaliste, d’autres réalisateurs s’en sont déjà chargés. La ligne rouge est un film simple, sans tambour ni trompette (hormis la présence de l’acteur George Clooney, le docteur Ross de la série Urgence) qui nous fait réfléchir de manière intelligente sur l’horreur de la guerre. Le bien, le mal n’ont pas forcément leur place dans la guerre, comme nous l’ont montré les exactions russes durant le dernier conflit mondial. Ici, les japonais sont tout aussi violents envers leurs prisonniers que les américains. Pas de propagande pro-américaine et anti-japonaise, ce n’est pas le but du film. Avec un grand nombre d’acteurs inconnus qui méritent qu’on parle d’eux, le réalisateur de ce film nous a fait entrevoir l’essence même de la guerre. A l’heure des incertitudes serbes, ce film pourrait en faire réfléchir plus.

StarWars le retour

Le 13 Octobre, le premier épisode de la nouvelle trilogie Starwars débarque sur les écrans français. Nommé  » La Menace Fantôme « , ce nouvel opus n’a rien à envier à ses prédécesseurs : effets spéciaux spectaculaires et combats époustouflants sont au rendez-vous… Pour servir son scénario, Georges Lucas a choisi des acteurs peu connus mais néanmoins talentueux : Liam Neeson (La Liste de Schindler), Natalie Portman (Léon) et Ewan Mac Gregor sont les nouveaux héros d’un mythe dont le succès n’est plus à faire. De nombreux personnages ont été créés pour les besoins du film… Mais que les fans se rassurent R2D2 et C3PO sont toujours présents. Grâce aux nouvelles techniques mises au point par ILM (Industrial Light and Magic : la société d’effets spéciaux de Georges Lucas),  » La Menace Fantôme  » est encore plus impressionnant que les 3 premiers films (Il faut quand même rappeler que le premier épisode  » La Guerre des Etoiles  » a été tourné il y a 22 ans). Certains reprocheront peut-être à Georges Lucas les quelques faiblesses de scénario mais les véritables afficionados excuseront facilement ces erreurs. Un seul conseil : ne ratez sous aucun prétexte ce nouveau volet d’une trilogie qui s’annonce prometteuse… Et que la Force soit avec vous !

Drôle de vies… !

Entièrement tourné à Chalon, principalement à l’usine Saint-Gobain, le film « Trois Huit » a suscité une très grande émotion lors de sa sortie nationale, le 14 mars. Le réalisateur Philippe Le Guay, accompagné de Marc Barbé, l’un des acteurs principaux, ont alors décidé de revenir à Chalon, un an après le tournage, pour recueillir les impressions du public et répondre à ses questions au cours d’une projection organisée à « La Bobine ». Continuer la lecture de Drôle de vies… !