Ça sent bon au Salon

Le stand des apprentis-fleuristes embellit le Salon : portrait de Séverine, 20 ans.

Artisanat

Myosotis, tulipes, mimosas, primevères : elle les connaît toutes ! Incollable sur les variétés, l’entretien et la découpe de chaque sorte, elle réalise devant les yeux intéressés des jeunes collégiens un bouquet rond vrillé de roses avec délicatesse et précision. On croirait qu’elle a fait ça toute sa vie !  » Pas du tout  » dit-elle,  » je suis un peu arrivée dans le milieu par dépit, je voulais faire des études de mécanique mais personne ne voulait me prendre en stage car j’étais une fille et qu’on me croyait incapable : j’ai dû me tourner vers un métier plus féminin et entamer de nouvelles études de fleuristerie.  » Elle ne semble en tout cas aucunement déçue par son choix et a déjà ses préférences dans le métier. Elle préfère  » créer et réaliser les compositions florales  » plutôt que  » faire le sale boulot de nettoyage et d’arrosage que donnent les employeurs aux apprentis comme moi « . Elle a d’ores et déjà fait ses choix de carrière : sa plus haute ambition est de tenir sa propre boutique de créations florales. Il lui reste cependant le baccalauréat professionnel à passer et cela s’annonce très difficile au vue de tous les termes et de toutes les notions à mémoriser.  » Quoiqu’il arrive, je suis motivée et je n’envisage même pas un échec : je veux réussir  » déclare-t-elle enfin.