C’est parti pour 5 jours dans la Rue !

C’est avec la traditionnelle fanfare qu’a officiellement débuté la 26e édition de Chalon dans la Rue. Le public, nombreux, a été au rendez-vous pour écouter les élus et les partenaires. En encadré, retrouvez l’interview de Pedro Garcia, directeur artistique du festival.

Il est 19 h sur le parking Lapray (emplacement 41), bordant le Carmel, le Quartier Général du festival. Les fanfares arrivent peu à peu au milieu d’une foule venue nombreuse pour l’inauguration de cette 26e édition du festival transnational des artistes de la rue. 

« Allez à la rencontre des artistes »

C’est sur une note d’humour que Pedro Garcia, directeur artistique, a introduit son traditionnel discours d’inauguration : « ma mission première ici, c’est la météo, j’y suis arrivé » lance-t-il, suscitant les rires du public. Deux ans que le festival n’avait pas connu un soleil comme celui-ci, autant dire que les 5 jours s’annoncent bien. « Soyez curieux, soyez gourmand » continue le directeur artistique, « allez à la rencontre des artistes, organisez-vous des rendez-vous incertains, soyez présent le jour comme la nuit, un festival a peur, seul la nuit » a conclu Pedro Garcia. La gourmandise sera vite suscitée cette année, ce sont 192 compagnies qui sont présentes cette année aux quatre coins de la ville, In et Off confondus.

C’est Françoise Verjux-Pelletier, adjointe au Maire, qui prend ensuite la parole, en excusant Christophe Sirugue, Député-

Maire, retenu à Paris à la suite d’un problème de TGV. L’adjointe aussi y va de ses conseils aux festivaliers, « ouvrez vos yeux et vos esprits, laissez vous porter par les artistes » conseille-t-elle, d’autant plus que de plus en plus de spectacles relèvent de plus en plus l’interaction avec les spectateurs. 

Vient ensuite le temps des remerciements, la ville de Chalon, le Conseil Général de Saône et Loire, le Conseil régional de Bourgogne, le Grand Chalon, la DRAC, les services municipaux, sans oublier les intermittents du spectacle, toujours au rendez-vous et qui « eux, ne gagnent pas 14 millions d’euros par an ! » lance l’adjointe au maire. Françoise Verjux-Pelletier s’est félicitée de l’attractivité suscitée par le festival, grandissante chaque année. À titre d’exemple, tous les hôtels dans un rayon de 15 km sont complets pour la durée de Chalon dans la Rue. « N’hésitez pas à emporter des souvenirs avec vous », conseille l’élue « quel plaisir de se promener en France et d’apercevoir un T-shirt Chalon dans la Rue ! »

« Passez toutes et tous un très bon festival » a conclu Françoise Verjux-Pelletier, invitant les festivaliers à se réunir autour du verre de l’amitié. C’est officiellement parti pour 5 jours de festival !

Pedro Garcia : « Un festival, un fauve qu’il faut regarder dans les yeux. »

Typo : Quels thèmes ont été mis en avant pour cette 26e édition du festival ?

Pedro Garcia : Pour ne décevoir personne, je dirais que c’est le talent qui a été mis en avant ! C’est finalement le seul thème qui vaille. Nous sommes aussi là pour donner leur chance à de jeunes artistes prometteurs.

: Est-ce toujours simple de réaliser la sélection du In et du Off ?

P.G. : Non, dans le cadre du In, les projets sont connus et discutés longtemps à l’avance. D’ailleurs, dès lundi prochain, je travaillerai déjà à la saison prochaine. En ce qui concerne le Off, nous avons reçu 900 dossiers, dont 600 dossiers sérieux. Nous essayons de comprendre ces projets, et je vous l’ai dis, notre rôle est certes de conforter la notoriété de certains artistes, connus et appréciés des festivaliers, mais aussi de donner une chance à d’autres, de faire connaitre de jeunes talents sans leur faire prendre trop de risques.

: Vous écrivez dans votre éditorial que « fréquenter des artistes, défendre des auteurs [c’est] défendre la Démocratie, le vivre ensemble, la république »?

P.G. : Une République doit avoir des citoyens éclairés. En assistant à des spectacles, en s’interrogeant, en discutant de ce que l’on a vu, c’est ainsi que l’on parvient à saisir les évènements qui nous entourent, à les décoder. Il faut avoir envie de fouiller en dessous de la surface des choses. Et puis la Culture, c’est aussi la fête, elle est à vivre avec plaisir !

: Comment parvient-on à mener à bien un festival de cette ampleur ?

P.G. : Avec 192 projets, 1100 représentations, 220.000 visiteurs, Chalon dans la Rue comme les autres festivals, est un fauve. Et un fauve doit se regarder dans les yeux. Le défi, c’est de se rencontrer autour des arts de la rue. Notre rôle, c’est de toujours d’aller chercher des formes d’écriture hybrides.

 

Le festival côté coulisses en chiffres :

 

  • 8 permanents
  • Une équipe de 7 personnes mobilisées dès le 1er février pour les derniers préparatifs
  • 10 étudiants en master 2 et 3 en projet culturel
  • 95 techniciens
  • 25 contractuels
  • 150 bénévoles
  • Les services de la ville, toujours au rendez-vous et cumulant plus de 8.000 heures de travail.