Bienvenue chez les Marrakchis !

Première ville touristique du pays, Marrakech s’emploie à concilier tradition et modernité. Face au pittoresque de la Médina historique, le quartier du Guéliz est un pas de plus vers le XXIe siècle. Une avancée rendue obligatoire par l’énorme contingent de touristes, véritable poumon économique de l’ancienne capitale de l’empire almoravide.

Située en plein cœur de la médina, la place Jamaâ El Fna, où l’on exécutait autrefois les criminels, est la fierté de toute une ville, de tout un pays mêmeLes murailles, couronnées de 200 tours carrées et percées d'une quinzaine de portes font 19 km de longJamais le folklore marrakchi, pareil à un spectacle d’un autre temps, n’aura trouvé plus belle scène que la place Jemaâ-el-Fna. Située en plein cœur de la médina, cette place, où l’on exécutait autrefois les criminels, est la fierté de toute une ville, de tout un pays même : devant une foule de touristes et de Marrakchis en quête de chaleur humaine se mélangent joyeusement charmeurs de serpents, conteurs, arracheurs de dents, vendeurs de pacotille ou autres tatoueuses de henné. Et dès que la nuit tombe, les vapeurs de l’huile chaude, combinées à la lueur des ampoules de ces cabanons, offre un tableau unique, avec le minaret de la Koutoubia en arrière-plan.

la Koutoubia et ses 77 mètres de hauteur garderont toujours un œil bienveillant sur la villeAu-delà des murailles ocre de la médina, le Guéliz est le symbole du Marrakech moderneSi les très nombreux kiosques vendent ces images magiques sur papier glacé, c’est aussi pour rappeler que Marrakech a toujours su garder son âme authentique, digne des contes des 1 001 nuits. Saviez-vous que le Maroc lui-même tire son nom d’une lointaine déformation du mot Marrakech ? Mais, derrière la carte postale, les apparences peuvent parfois prendre une autre forme. Au-delà des murailles ocre de la médina, le Guéliz est le symbole du Marrakech moderne.

Des grues à perte de vue

Dans ses longues avenues, les sièges de PME, les banques et les boutiques à la mode forment une harmonie voulue par le Protectorat du maréchal Lyautey. À l’angle du boulevard Mohammed VI et de l’avenue Hassan II, la gare est touchée de plein fouet par la vague de modernité insufflée dans le Guéliz : les échafaudages et les pelleteuses donneront naissance à une énorme verrière, d’où arriveront les trains en provenance de Casablanca ou de Fès.

À une poignée de kilomètres delà, l’aéroport de Marrakech-Menara s’est, lui aussi, doté d’un hall flambant neuf. Dans ce cadre ultramoderne, la masse agitée de conducteurs, de personnels des hôtels ou des riads, un papier annonçant le nom de l’hôte à la main, donne l’impression surréaliste au touriste désorienté d’être sur les marches du Festival de Cannes.

Cette première sensation n’est pas anodine : en effet, Marrakech est la première ville touristique du pays, avec plus d’un million et demi de touristes par an. Cependant, la très haute concentration de grues autour de la ville peut vite semer le trouble : face aux exigences du plan Azur – ce plan prévoit l’accueil de 10 millions de touristes au Maroc pour 2010 -, les hôtels poussent comme des champignons. Si ce phénomène a tendance à défigurer l’âme de la cité marrakchi, la Koutoubia et ses 77 mètres de hauteur garderont toujours un œil bienveillant sur la ville. Et tant que battra le cœur de Jemaâ-al-Fna, rien n’altérera la magie de Marrakech.

 

La place Jamaâ El Fna en photos : 

En images : les souks de Marrakech et leurs trésors pour touristes

A ne pas louper à Marrakech: