Au festival de… Kanda

exemple d'un mikoshi dans la cour du Kanda-myojinEntre les gratte-ciels de verre et d’acier, les bâtiments en béton, et les larges avenues goudronnées, quelques temples aux piliers en bois se distinguent dans l’environnement tokyoïte. Une fois dans l’année, ils sont célébrés par les habitants. En ce week-end ensoleillé de mai, la foule grouille autour du Kanda-myojin, un des plus fameux sanctuaires de la capitale. Des odeurs de poulet grillé, s’échappant des stands de restauration rapide, se mêlent à ceux du poulpe frit ; le taiko – tambour – résonne accompagné de quelques notes de flûte ; des policiers crient aux spectateurs de s’écarter.


Ça y est, le cortège arrive. Une poignée d’hommes et de femmes arrivent, en portant difficilement sur leurs épaules le mikoshi – le « palanquin divin », censé abriter l’esprit d’un dieu. Cela ressemble à un temple miniature, richement paré et aux couleurs souvent vives. Une fois arrivé dans la cour du Kanda-Myojin, le groupe s’arrête. Le prêtre déclare deux trois mots, chacun tape des mains, prie rapidement, retape des mains puis se retire. Ce rituel est supposé attirer les bonnes grâces divines pour la suite. Ainsi, dans la journée, différents mikoshi – généralement un mikoshi par district – se succèdent à l’intérieur de ce très beau sanctuaire, dont l’histoire a plus de 1 300 ans !

La vie de Tokyo et du Japon est parsemée de ces matsuri – fêtes religieuses. Le Gyon-matsuri, célébré à Kyoto en août, est l’un des plus fameux. D’autres plus originaux existent aussi, comme le Kanamara-matsuri, durant lequel les participants soulèvent des mikoshi en forme de pénis pour se donner bonne vigueur.