À chacun son festival…

Du dimanche 19 au jeudi 23 avril, des lycéens tchèques, polonais et français se sont rencontrés à Louhans à l’occasion de la quatrième édition de CinéClyc, un festival lycéen de critique de cinéma. Au programme, visionnage de films, rencontres avec des professionnels, jeux autour du cinéma et écriture d’une critique.Les lycéens viennent d’établissements participant à un programme mis en place par la Région de Bourgogne, en partenariat avec la Bohême Centrale en République Tchèque, la Voïvodie d’Opole en Pologne et la Rhénanie Palatinat en Allemagne. Avec ce programme, nommé « lycéens et apprentis au cinéma », les classes inscrites sont amenées à voir et analyser trois films européens. Une critique est écrite sur l’un des trois, permettant de sélectionner les participants au festivalCinéClyc. Les Français, les Polonais… ne voient pas le même film pour « permettre à chacun de découvrir un film d’un autre pays ». En effet, cette année les Français ont fait couler de l’encre pour « Les amours d’une blonde » un film tchèque. Les Polonais ont quant à eux écrit une critique sur « Sophie Scholl » d’un réalisateur allemand. Et les Tchèques se sont exprimés sur « Entre les murs » un film français.

Une immersion d’une semaine dans le monde du cinéma

Après cette première épreuve, en temps normal, 80 jeunes sont sélectionnés, 20 Polonais, 20 Tchèques, 20 Français et 20 Allemands. Mais cette année les Allemands se sont désistés, permettant à chaque autre pays de faire concourir 5 lycéens de plus. Les candidats sélectionnés pour CinéClyc sont immergés une semaine dans le monde du cinéma. Au cours de celle-ci, ils ont visionné quatre films, « Vampyr » lors du ciné-concert d’ouverture, « Aller Simple pour Manhattan » de Michel Ferry, « Z » de Costa Gavras, tous les deux parrains de cette édition, et enfin « De l’autre côté » du réalisateur allemand d’origine turque Fathi Akin. C’est sur ce dernier qu’a porté la deuxième critique du festival. Ils ont aussi pu rencontrer des professionnels tels le réalisateur Michel Ferry, présent lors de la projection de son film et Vincent Malausa, critique des « cahiers du cinéma ». « Ils nous apportent de nombreux conseils pour écrire nos critiques » nous confie Alina du lycée Marey de Beaune. Vincent Malausa les a invités à commencer par évaluer « le jeu des acteurs, le scénario et la mise en scène » du film critiqué puis « creuser ces bases car il ne faut pas se limiter à ça ». Les candidats sont aussi passés derrière la caméra pour réaliser, avec l’aide de six réalisateurs professionnels, des films sur le thème de la rencontre, notion clé du festival.

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En effet, les jeunes se rencontrent et partagent « en surmontant les barrières de la langue », rencontrent des professionnels et pour certains il s’agit même d’une rencontre avec le cinéma. Aussi certains participent au festival « un peu par hasard, simplement parce que ça s’est présenté à nous ». Mais par choix ou par hasard la participation à ce festival restera pour chacun une expérience très enrichissante. Et pour les trois gagnants, un par pays, ce moment inoubliable se soldera par la participation au festival de Cannes.